2015: ain’t gonna miss ya!

rain

Hello la compagnie,

Je vous avoue que je ne suis pas très adepte des bilans ou des résolutions. J’estime qu’il faut garder une ligne de conduite sur toute la vie, je ne vous refais pas le topo que je répète tous les ans, mais les résolutions que l’on ne tient jamais, c’est pas moi. Quand je décide un truc, je le fais (encore faut-il que je le décide) et ce, quelle que soit la date.

Ceci étant, cette année a été particulièrement difficile pour moi, déceptions, tristesse, peur, échec… j’ai tiré peu de positif de 2015.

Bien entendu, au delà de ma petite personne, il y a eu d’abord les attentats de janvier puis de novembre, qui n’ont pu que me plonger dans une profonde tristesse. Je ne suis pas le genre de personne qui arrive à “continuer à vivre” lorsque des innocents se font tuer tout près de chez moi. Je ne peux pas accepter, ça prend du temps à faire son chemin dans ma tête et dans mon coeur (je ne suis vraiment pas sûre d’accepter un jour que l’humain puisse être aussi horrible). Bref, dans un tel climat, et même si tout avait été merveilleux dans ma vie privée, je ne pense pas que l’année aurait pu être qualifiée de bonne.

 

A côté de cela, en fin 2014, j’établissais les bases de ce que je souhaitais accomplir en 2015 et il est l’heure d’observer le résultat :

-Je faisais enfin mes cartons pour déménager de mon ancien appartement qui était en mauvais état et devenu vraiment trop petit. Nous avions signé pour un appart plus grand, plus propre et neuf, dans un quartier très vivant. L’euphorie était à son comble. Malheureusement ce “changement” a été la pire erreur de notre vie, l’immeuble étant très mal insonorisé et ayant des voisins particulièrement abusément bruyants nous avons fait 2 nuits complètes DANS TOUTE L’ANNEE. Le manque de sommeil nous a fatigué, rendu irritables, et pour ma part, j’ai recommencé à avoir des crises d’asthme alors que je n’en avais plus depuis 5 ans, mon coeur s’emballe dès que j’entends le voisin rentrer (stress de savoir si il va faire du bruit longtemps ou pas aujourd’hui) et j’ai un ulcère à l’estomac. Merci les gars. Et évidemment tout cela en payant un loyer parisien donc cher. J’ai du faire pas moins de 10 recommandés en rapport avec les nuisances sonores, 3 appels à la police et 2 mains courantes. Entre problèmes de santé, fatigue, longueurs administratives et embrouilles juridiques, j’aurais mieux fait de rester dans mon petit taudis d’avant, moins cher, au calme et avec des voisins sympas dans l’immeuble.

-Je signais des contrats pour développer mon blog, dans l’espoir à la fois de gagner en visibilité, peut-être en crédibilité  et éventuellement de gagner quelques sous pour réinvestir dans du matériel pour proposer des articles de meilleure qualité (photo, video, design, logiciels divers, cours dans differentes disciplines et j’en passe). En cette fin d’année je ne peux que constater que je me suis investie à 1000% sur le blog et que tout ce qui m’est arrivé de bien à ce niveau, c’est parce que je me suis défoncée. Point barre. Personne d’autre. J’ai donc décidé d’être un électron libre maintenant, puisque l’on n’est jamais mieux servis que par soi-même. Je me suis rendu compte que certaines marques ou agences étaient plus exigentes avec moi que les clients de ma société. Cherchez l’erreur. En cette fin d’année je me suis posée 5 minutes et je me suis dit “Non mais attends… Je ne laisse déjà pas mes clients me prendre la tête : c’est pas pour que les marques me traitent comme un panneau publicitaire au rabais !”. Heureusement c’est une minorité, mais c’est comme pour les voisins, parfois il suffit d’un seul pour te mettre en rogne.

-Je n’en ai pas trop parlé ici mais en avril j’ai perdu ma grand-mère et ça a été un moment assez particulier. Comme pour tout le monde, je crois, perdre une grand-mère c’est un peu l’enfance qui nous tombe des mains. Perdue dans l’espace-temps, je repensais aux bonbons qu’elle nous achetait en douce avec mes cousines, aux albums paninis qui ont dû la ruiner en autocollants, à nos matinées devant le club  dorothée, aux courses d’escargots que l’on organisait devant sa porte. Elle était âgée, on était sensés “s’y attendre” mais finalement, on n’est jamais préparés à la mort. Ca n’existe pas. Pourtant dans les semaines qui ont suivi, j’ai eu cette drôle de sensation qu’elle veillait un peu sur moi.

-J’ai perdu des amis et ça fait toujours mal. Je crois qu’on arrive à cet âge où on n’a pas envie que tout n’aille toujours que dans un sens. J’ai aussi fait de très belles rencontres, mais quoi qu’il en soit je ne pense pas que l’amitié soit un processus de “remplacement”. Même avec 10 de retrouvés, ça fait toujours 1 de perdu…

Ma thyroïde fait des siennes et j’ai repris du poids. Devant toute l’accumulation de mes contrariétés je n’ai pas eu la volonté d’entreprendre un régime, et d’autant plus que je savais qu’avec ma thyroïde je n’étais pas trop sûre que ça fonctionne à moins de m’affamer. J’attends un peu que ça se stabilise et j’espère trouver un peu plus de courage début 2016 pour établir mon petit programme de remise en forme. Je ne suis pas particulièrement complexée mais je ne m’aime pas des masses avec le double menton et la bedaine non plus. J’ai l’impression d’être  dans un corps qui n’est pas le miens.

-Je ne rentrerai pas dans le détail mais celui qui a dit que l’argent ne faisait pas le bonheur, n’a pas précisé qu’il ne faisait pas le malheur non plus. Je sais que nous sommes nombreux à avoir de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, et croyez-moi,  malgré ce que certains semblent penser, je n’échappe pas à cette règle. C’est con à dire mais des fois je me demande si un jour je vais pouvoir arrêter de compter ?

Conclusion : J’ai bien conscience que mes petites embûches ne sont pas comparables à ce qu’ont dû traverser d’autres personnes, mais je ne suis pas dans une compétition victimaire -je déteste la pleurniche-, et je voulais juste vous expliquer brièvement quelques unes des raisons pour lesquelles, en ce moment, je suis un peu moins en forme -je sais que certains d’entre vous l’ont ressenti-.  J’ai l’impression d’échouer partout et dans tout. Je n’ai pas eu d’année aussi merdique depuis 2009, et pourtant, il y avait de la concurrence.

J’aimerais bien vous dire que 2016, OUAIS youpi, ça va être topissime : qu’il n’y aura plus d’attentats, plus de chômage, qu’il va pleuvoir de l’argent et que les gens seront respectueux les uns des autres (notamment de leurs voisins ?) ou qu’on trouvera un médoc contre tous les cancers. Seulement voilà, en ce 31 décembre 2015, je ne sais pas si cette maudite année a anéanti mon optimisme débordant de l’an dernier -si tu relis mon article tu vas être un peu étonné du contraste ! 🙂 ,- mais je ne crois pas trop aux miracles. J’ai l’impression que dans le meilleur des cas, 2016 sera une année de transition pour essayer de “réparer” 2015. Alors j’espère que je pourrai au moins réussir cette transition, mais en attendant je quitte cette année sans aucun regret et j’espère juste un peu d’apaisement. ADIEU 2015. Mais un grand merci à vous d’avoir été présents à chaque instant.