5 astuces pour booster votre confiance en vous

fleur vue du bas

La confiance en soi… tout un programme non ? Beaucoup en parlent mais peu l’ont vraiment ressentie, j’ai l’impression. Je n’échappe pas à la règle, je crois qu’enfant on n’a jamais vraiment confiance en soi puisque l’ on a l’habitude d’être guidé, mais en tant qu’adulte, on ne peux pas dire que le sentiment d’être forte et de savoir toujours quel était le bon choix, les bonnes personnes à fréquenter ou si une situation était saine ou pas me soient venus naturellement. Il a fallu… de l’expérience (beaucoup), me casser la gueule (très souvent) et du temps (surtout). Il a fallu souffrir et faire souffrir aussi. Bref, il a fallu tester.

Comme je le disais dans un article cette semaine, “consciemment” je me dis que j’ai confiance en moi : je suis forte, intelligente, déterminée. Physiquement, on ne peut pas dire que je m’aime des masses mais je crois qu’on ne ressemble jamais à son idéal. Quelle que soit mon enveloppe, ça n’affecte pas qui je suis à l’intérieur.

Mais finalement dans mes actes, je trouve que bien souvent on peut y lire un grand manque de confiance en moi et  ça me surprend moi-même et m’agace. Ce qui m’agace est un peu plus profond qu’une question de confiance en moi, car il y a aussi une certaine réalisation depuis quelques années de “la condition des femmes” et le machisme “normal” de notre société, qui est tellement encré que moi-même je tends “instinctivement” à réagir en conséquence. Et du coup j’ai envie de me mettre quelques coups de pieds au cul, mais pour cette article je vais me limiter à parler de la confiance en soi.

Voici quelques principes pour booster la confiance en soi, même si je suis encore en train d’y travailler  pour moi mais si vous avez d’autres idées je serais heureuse de les lire en commentaires !

1/Faire une liste de vos qualités et défauts, de vos talents et de vos faiblesses.

Le chéri me dit souvent qu’il n’aurait pas été amoureux de moi si je n’étais pas aussi forte et aussi tenace. Que lorsque je veux quelque-chose je ne lâche jamais rien, et si on me ferme la porte je rentre par la fenêtre. Il me dit souvent que c’est le plus chiant chez moi, mais le plus admirable aussi. C’est un exemple mais voilà : vous pouvez mettre en défaut “têtue comme un bourrico” et en qualité “tenace”.

Pour mes talents je dirais certainement mes capacités et facilités à apprendre une langue, à écrire ou faire de la musique, par contre mes limites : j’ai un très mauvais équilibre et une mauvaise représentation de l’espace donc par exemple une course de vélo ou une exposition de mes dessins, c’est un peu du suicide (et ça tombe bien parce-que ça ne me parle pas du tout). Je ne dis pas qu’il ne faut faire que ce que l’on fait bien, ni d’organiser sa vie en fonction de ses qualités et de ses aptitudes, (rien n’oblige à limiter le spectre de nos activités et centres d’intérêt) mais simplement d’être réaliste sur nos capacités.

Combien de parents veulent absolument mettre leur enfant en filière scientifique alors qu’ils ne sont pas bons dans les matières scientifiques mais seraient d’excellents littéraires ? Il en résulte que l’enfant se sent en échec permanent alors qu’il n’est juste pas dans la filière où il serait bon. Personnellement j’essaye les choses qui m’amusent un certain temps. Mais forcément si ce qu’il ressort de mon travail est nul, ça ne m’amuse pas trop longtemps.

Bref, faire cette liste de forces et de faiblesses et réfléchir à ce que cela implique, au plan personnel comme professionnel (avec quel type de personnes ça collera, avec quel type de job, avec quelle activité artistique ou sportive ?) peut vous aider à ne pas vous mettre dans une situation d’échec permanente. (On répète souvent ses erreurs plusieurs fois avant de comprendre la leçon : moi la première !).

2/ Zapper les personnes négatives

C’est très compliqué à faire, surtout que la plupart du temps se sont des “proches”  et que vous les aimez au moins un peu ! Par personnes négatives j’entends les personnes toxiques (ceux dont je parlais ici, qui vous pompent toute votre énergie et qui sont les champions de la compète victimaire) mais j’entends aussi des amis tout à fait sympas qui, parce-qu’ils n’ont pas eux-même fait grand chose pour avancer, vont dénigrer vos efforts, vont minimiser vos résultats, voire même essayer de semer la pagaille dans vos relations amoureuses ou amicales. L’envie, la jalousie, ou juste le manque de confiance en eux qui fait qu’ils se sentent obligés de vous rabaisser.

Il y a encore les autres qui ne font rien de tout ça mais avec le temps ne vous calculent jamais, ne vous envoient plus de sms ou d’email, bref vous font comprendre que la relation est désormais à sens unique. Prenez le temps pour les gens qui sont là pour vous. Tant pis pour les autres. Invitez des gens dans votre vie qui ont une vie saine et équilibrée, qui sont trop occupés à progresser dans leur propre vie pour avoir le temps de vous jalouser ou de vous rabaisser. La plupart du temps les personnes négatives ne se rendent même pas compte de leur attitude, et elles ont plein de qualités qui font qu’elles sont devenues vos amies. Mais parfois les chemins partent dans des directions opposés, c’est la vie, et c’est à vous de vous préserver.

Je suis 100% convaincue que l’entourage a un rôle majeur dans l’épanouissement et le succès de chacun. Je vois une différence flagrante même chez les enfants, entre ceux à qui l’on pointe souvent leurs échecs et leurs fautes et ceux que l’on applaudit pour leur réussite. Les mêmes enfants, les mêmes échecs, les mêmes réussites mais on encouragera certains à continuer ce qu’ils font de bien et pour les autres on se contentera de les dénigrer pour ce qu’ils ont mal fait. Je ne sais pas si, pour moi, en tant qu’adulte, il est trop tard pour me mettre dans un climat plus favorable, mais je pense que j’ai déjà fait un tri essentiel dans mes relations.

Une fois ce tri fait, on peut se recentrer un peu sur soi, être un peu égoïste et réfléchir à ce qui nous rend heureux dans la vie, ce que l’on aimerait vraiment faire, le film qu’on voudrait voir (sans avoir à tomber d’accord avec toute la bande de copains), le nouveau talent que l’on voudrait acquérir… Penser à soi ce n’est pas juste être égoïste, c’est aussi se protéger et être plus disponible pour les gens et les choses positives 🙂

3/S’embellir !

J’ai commencé un peu cette année sur cette note, mais, on est d’accord qu’on naît tous avec un certain physique. Certains correspondant à un idéal collectif imaginaire et certains moins. Au lieu de focaliser sur le fait que vous n’êtes ni Miranda Kerr, ni Johnny Depp, pourquoi ne pas focaliser temporairement sur ce que vous pouvez améliorer ?

Personnellement les deux choses prioritaires pour moi ce sont mes mains et mes cheveux. Malheureusement je n’ai pas de très beaux cheveux mais disons que je les entretiens beaucoup pour qu’ils soient “au mieux ” par rapport à ce que je peux faire. Pour les mains je vais à la manucure tous les mois. C’est mon papa qui ne supportait pas les femmes qui n’avaient pas de belles mains donc ça m’est resté en tête et si mes mains ne sont pas nickels j’ai comme réflexe enfantin de les cacher. Si vous préférez mettre l’accent sur votre peau, vos dents ou votre regard vous pouvez aussi tester un bar à sourire, un soin du visage ou ces extensions de cils.

Pour les femmes aussi, il est temps de faire une petite folie Make-up, on peut se sentir vraiment belle avec un make-up adapté. Plus d’excuses, il existe des milliers de tutos Youtube pour faire un maquillage naturel ou sophistiqué et pas cher. Plein de produits de supermarchés sont d’excellente qualité.

Habillez-vous bien, avec des vêtements qui vous font vous sentir classe, élégante, CANON QUOI ! Franchement on est d’accord qu’il est difficile de se sentir au CLIMAX quand on est en jogging sur le canapé, pas maquillée et avec des racines de trois mois et des ongles rongés ? Eh bien oui, ça paraît bête, mais pour booster un peu notre super-nous-même-intérieur, enjoliver un petit peu l’extérieur, ça aide beaucoup !  Ca n’empêche pas de développer notre culture, notre intelligence et notre gentillesse. Juste de faire en sorte qu’on ait envie d’ouvrir le paquet-cadeau 😉

4/ Apprenez quelque-chose de nouveau !

Je pense qu’on a tous un truc qui nous attire et que l’on a toujours eu envie d’apprendre mais les circonstances ont fait que l’on en a jamais eu l’occasion. Et puis maintenant il y a le travail, le mari les enfants, le film de 21h… bref Y’A PAS LE TEMPS ! Allez ! Le temps, on le fait ! Pour apprendre le japonais, pour prendre des cours de violon, pour peindre comme Dali, pour apprendre la boxe thaï…

Bref, on choisit un truc complètement nouveau et on lui réserve  un temps dédié par semaine où on bosse à fond pour s’améliorer pour passer de débutant à intermédiaire… On n’a jamais “envie” de se bouger du canapé et de se forcer à apprendre un truc qui nous paraît super compliqué. Personne ne se lève le matin en se disant  “yessss, je saute du lit et je vais exceller en russe d’ici un mois”. Pourquoi ? Parce-que tu sais que ça ne va pas être fun et que tu vas devoir t’accrocher au début pour y comprendre quoi-que-ce-soit. Pour tout bon résultat il faut TRAVAILLER.

Mais si vous fournissez ce travail vous pourrez être fiers de vous et rajouter ce talent à la liste de vos réussites.

5/Listez vos réussites

Faire une liste de ses réussites, ça n’est pas simplement pour se gargariser de ses exploits, mais pour ne pas perdre de vue que malgré les obstacles et parfois les échecs, vous avez accompli plein de choses dont vous pouvez être fiers. Le problème c’est que l’on oublie souvent très vite nos victoires et les efforts qui nous y ont menés, et on se focalise sur ce que l’on rate ou ce que l’on n’a pas.

Je vais vous dire un truc, qu’au fond de vous, vous savez déjà parfaitement, parce-que l’on est dans une société de compétition et de surconsommation et que malgré notre conscience de son absurdité, on est conditionnés à “vouloir plus”. On est TOUS plus ou moins frustrés ou complexés. On se sent TOUS pas assez bien, pas assez beaux, pas assez riches, pas assez intelligents. On a tous notre histoire et nos démons qui nous définissent. En d’autres termes on deal tous avec notre bagage du passé et parfois on a du mal à avancer parce qu’on le trouve bien lourd.

La seule différence entre vous et un autre c’est peut-être simplement que vous choisirez de soulever de nouveau ce bagage et d’avancer encore plus loin plutôt que de vous asseoir dessus et pleurer sur l’injustice de la vie. La vie n’est pas toujours juste, certes. Mais avoir la force de continuer à se battre sans jamais s’avouer vaincu, ça c’est une victoire ne serait-ce que sur vous même.

Bon ben voilà, j’étais partie sur un article en 5 points de quelques lignes et je me suis un peu égarée en route, j’espère que vous ne m’en voulez pas mais ça me permet de mettre de l’ordre dans mes idées en même temps !

Bisous

Getting old sucks

bastille grenoble

A few days ago I posted a picture of me on Instagram, without clarifying that it was an old one. I didn’t do it on purpose, I didn’t do it to “cheat” nor did I do it to “test” my followers. I just posted it because it reminded me of nice moments with my friends and I looked happy on that picture.

Anyway, during the day I received a lot of comments about it, from “pretty” to “what did you do to your hair ?” on the social networks. At the end of the day, I could tell that people really liked me “more” on this picture than they did on others. It doesn’t really matter since I don’t take any responsibility or credit for the way I look. People can find me ugly or pretty, there’s nothing I can do about it, so I don’t really care. I don’t think anyone deserves credit for the way they’re born. I admit it’s a lot nicer to have people tell you they like you than having them hating you, but at least I like their opinion to be based on what they know about me –  if they think I am a good person or not, if they think I’m smart and funny enough to hang out with… that kind of thing.

Anyway, I can’t help but notice that people don’t look at me the same way and don’t act the same way with me as when I was younger. I can tell that contacts were “easier” before. And even for work, I have noticed only years later that being young and prettier opened some doors more easily than now.

On the picture above, I was 18. A skinny 18 year old girl with nice skin – even without foundation- who thought she was ugly. For real. I was convinced I was and by the time I turned 30, I guess I never realized that I was not that bad looking and never really felt “pretty”. And now I look at this and I’m like “Daaaarrrrn, no I am not Alexandra Lima by far, but at some point I could have thought that it was OK”. That never happened.  And when I “gained weight” (45 kilos instead of 43 at the time !!! Needless to say I am very far from these numbers now;) !) I thought I was good for the trash. Literally. Because at the end, there’s this period when you think that you have time to work on looking better, and then the time has passed and your time is up. There is no going back.

Sometimes people are asking me “all theses selfies on blogs or Instagram, isn’t it a bit ego-centric ? Aren’t you all full of yourself with all these followers and attention ?”. Truth is, I don’t know why people seem so convinced that bloggers are full of themselves. I don’t especially like taking pictures of myself all the time but I am happy when I manage to take a good one. However, no matter how good the picture might be, I know what I look like when I wake up in the morning and GOSH my face seems to be falling apart and no picture can fix that feeling that you have lost the battle unless you shoot for injections or whatever can do the trick. I just regret that I never realized at the time, that there was an “after”… and that I was missing the chance to like and appreciate the perks of youth.

You know I am a fan of Michael Jackson right ? So I am not exactly shocked by people who’ve had plastic surgery. However at some point I really wondered about WHY Michael couldn’t let it go. Why couldn’t he accept his age. I found that weird and ridiculous, I found my parents always kind of comfortable with their age and I just couldn’t understand why people would go to such extreme measures to stay young. But now I get it. It just struck me like a bomb when I reached the age of 30. It was really really weird, but that’s when I became conscious that I wouldn’t be 20 anymore. And that’s when I also started to see all the defects showing up on my face.

Weirdly though, when I was 20 years old, I couldn’t go out without make-up at ALL. Like EVER.

Nowadays, I do go out more without make-up than with it. I guess even if I am sad to see whatever beauty I could have fade away, I am just really more confident in the woman I became. Not the prettiest, not the smartest, but strong, hard-working and trying to do the right thing. So after all, yes I prefer my older pictures too. But I feel like the person under my skin knows who she is and what she wants. And that makes me stand up every morning pretty happy and proud, no matter what others think of my boobs, my eyebrows or my personality. This is who I am. And whoever you are you should stand for what you are and walk proud, no matter your age or weight or all these things people fucked our self-esteem up for centuries with. Take care.

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Il y a quelques jours j’ai posté une photo sur Instagram sans préciser que c’était une ancienne photo. Je n’ai pas fait ça pour “tricher” ou pour “tester” mes followers. Je l’ai fait parce que j’ai l’air heureuse sur cette photo et que ça me rappelait de bons souvenirs entre amis.

Bref, durant cette journée j’ai reçu beaucoup de commentaire sympas du  “très jolie” jusqu’à “qu’as tu fait à tes cheveux ?”, ce genre de chose (j’avais juste une dizaine d’année en moins, en fait !). Au final, les gens me préfèraient sur cette photo que sur toutes mes photos récentes. Tout cela n’a pas vraiment d’importance car je ne considère pas que l’on ait du mérite à être beau ou des torts à être laid. Que les gens me trouvent moche ou jolie, je ne peux pas y faire grand chose, ni changer de physique, donc ça me passe un peu au dessus de la tête. Nous n’avons pas de pouvoir sur ce qui nous est donné à la naissance. J’avoue qu’il est plus sympa d’avoir des gens qui t’apprécient plutôt que des haters, mais je préfère que leur décision soit prise sur ce qu’ils connaissent de moi ; si ils pensent que je suis sympa, si ils pensent qu’on a le même humour ou qu’on peut mener une conversation intelligente… ce genre de choses.

Malgré ça, je ne peux m’empêcher de remarquer que la façon dont les gens me regardent et la façon dont ils agissent avec moi a changé avec le temps. Je constate que les contacts étaient plus faciles avant. Même pour le travail, je n’ai réalisé qu’il y a peu qu’être jeune et jolie ouvrait quand même des portes qui aujourd’hui étaient fermées pour moi (et la blogo est un très bon exemple d’ailleurs).

Sur la photo ci-dessus j’ai 18 ans. Une fille de 18 ans, mince, avec une peau lisse, les cheveux au vent et même des sourcils bien fournis ! Et je me trouvais moche. Vraiment. J’étais convaincue d’être moche et jusqu’à ce que j’atteigne 30 ans je n’ai jamais réalisé que j’aurais pu au moins me trouver “pas si mal” et je ne me suis donc jamais sentie “jolie”. Et maintenant je regarde cette photo et je me dis “Merde, je ne suis pas Alexandra Lima, c’est clair, mais à un moment j’aurais pu me sentir bien dans ma peau”. Mais non, ça n’est jamais arrivé. Et lorsque j’ai “pris du poids” (attention à l’époque 45kilos au lieu de 43 : ouhlala ! -Inutile de préciser que je suis bien loin de ces chiffres désormais !-) je pensais que j’étais bonne à jeter. Carrément. Parce-que finalement il y a toute cette période quand tu es jeune où tu te dis que tu as le temps de “travailler” à devenir belle et en général la période d’après où tu réalises que là, c’est trop tard, tu es sur la piste descendante et tu ne repasseras pas par la case départ. (Jamais).

Souvent on me demande “Tous ces selfies sur Insta et le blog, c’est pas égocentrique ? Vous êtes pas un peu narcissiques les blogueurs ?”. En fait je me demande pourquoi les gens pensent systématiquement cela (connaissez-vous une seule nana qui se lève le matin en se disant “JE SUIS TROP CANON DE LA TETE AU PIED” ?). La vérité -comme l’indique le nom de mon blog- c’est que l’on essaye de montrer -nous, blogueurs- qu’une fille banale comme moi -ou d’autres- peut oser aussi, se montrer, avec ses formes, sans maquillage et tout le tralala. Je n’aime pas spécialement prendre 15000 photos de moi mais je suis contente quand j’arrive à en prendre une bien et montrer comment tombe une fringue sur une fille “normale”. Cependant, peu importe à quel point je peux me trouver jolie ou pas sur une photo, ça ne change pas la réalité immuable de ma tête au réveil. ET FUCK, je trouve que ma peau a perdu sa fermeté et mon regard son “pétillant”. Aucune belle photo ne peut changer ce sentiment d’avoir perdu la bataille contre le temps -dont tu ignorais jusqu’à l’existence- à part si on se met aux injections ou ce genre de choses -mais je ne suis pas prête pour le moment-. Je regrette seulement de ne jamais avoir réalisé à l’époque qu’il y avait un “après” et que j’étais par conséquent en train de laisser passer ma chance de profiter de ma jeunesse.

Vous savez que je suis fan de Michael Jackson alors vous imaginez bien que je ne suis pas du genre à juger les gens qui font des chirurgies esthétiques. Cependant à un moment je me suis vraiment demandé pourquoi Michael n’était pas capable de lâcher l’affaire et d’accepter son âge. J’ai toujours trouvé mes parents confortables avec leur âge et plutôt biens dans leur peau. Du coup je ne comprenais pas les gens qui en venaient à de telles extrémités pour avoir l’air jeune. La chirurgie en elle-même ne me dérangeait pas, c’était juste cette quête de jeunesse qui me dépassait. Mais maintenant je comprends ! Ca m’a fait l’effet d’une bombe quand j’ai atteint 30 ans. C’est peut-être vraiment bizarre mais ce n’est que là que j’ai été consciente que je n’avais pas 20 ans pour toujours, que je ne les aurais plus jamais. Et c’est aussi la période où j’ai commencé à constater les premiers signes de vieillissement sur mon visage.

Etrangement, lorsque j’avais 20 ans, je ne pouvais jamais sortir sans maquillage. Mais alors JAMAIS. L’idée que l’on me voit sans maquillage m’était insupportable.

Maintenant, je sors plus souvent démaquillée que maquillée. J’imagine que même en étant triste de voir ma jeunesse se fâner, je suis simplement plus confiante en la femme que je suis devenue. Pas la plus belle, pas la plus intelligente, mais forte, bosseuse, essayant d’être juste et de respecter mes  valeurs et celles qui m’ont été transmises par mes parents. Droit dans mes bottes, c’est le plus important pour moi. Avoir des proches capables de me dire si je chie dans la colle mais qui m’aiment quand même pour l’imparfaite que je suis fondamentalement, comme je les aime pour les imparfaits qu’ils sont.

Alors, oui, après tout, moi aussi je préfère nettement me regarder sur mes photos d’avant… Mais j’ai le sentiment que cette personne sous ma carcasse sait mieux qui elle est et ce qu’elle veut. Et ça me permet de me lever assez heureuse tous les matins, et assez fière : peu importe ce que l’on pense de mes sourcils, de mon décolleté ou de ma personnalité. C’est ce que je suis, c’est ma minuscule empreinte sur cette terre. Et qui que vous soyez vous devriez aussi marcher fière de qui vous êtes, peu importe votre poids, votre âge, et toutes ces conneries avec lesquelles on nous emmerde quand même copieusement depuis des siècles. Bisous.