Un concert et retrouver l’espoir ? Christophe Willem à l’olympia.

Blog melolimparfaite christophe willem à l'Olympia 21 novembre 2015

Hello les copains,

Comment reparler de tous ces sentiments si personnels qui nous ont tous habités les jours qui ont suivi les attentats ? J’ai d’abord été incrédule, puis sous le choc, puis malade comme un chien, puis effrayée (en mode “bunker”). C’est très bizarre de regarder par sa fenêtre et de voir sa rue hyper animée habituellement, soudain complètement déserte avec des militaires armés. Irréel.

Je suis restée terrée chez moi, j’évitais les fenêtres, je ne mangeais plus. Je ne voyais plus devant moi que les visages des innocents défiler dans ma tête en me demandant pourquoi… Bien sûr aucune réponse ne me conviendrait jamais, aucune réponse n’arriverait jamais à faire sens. Il m’a fallu me faire violence pour aller faire des choses simples comme mes courses… Mais ce qui me terrifiait encore plus, c’était le concert.

Il y avait un an, presque jour pour jour, un ami et moi achetions nos places pour le concert de Christophe Willem, et j’offrais également une place à ma maman et mon Banjo.  Un an que nous attendions ce moment avec impatience, plusieurs mois que je leur disais “J’ai hâte !”.

Je me demandais désormais si c’était une bonne idée que ma mère prenne le train, si c’était une bonne idée d’aller m’enfermer dans l’olympia pile une semaine après que le bataclan ne soit devenu un lieu tristement historique. Christophe Willem, on le kiffe, mais est-ce que la mesure de notre amour ne s’arrêtait pas à l’idée d’un coup de kalash potentiel ? Je vous avoue que j’ai cherché pendant toute la semaine, l’esquive, la solution, la réponse.

J’appelais mon ami qui me disait “Je comprends que tu ais peur mais je vais quand même faire ce que j’avais prévu de faire.”(j’espèrais sûrement qu’il me dise “oh non t’es folle, on n’y va pas !”). Du coup je me dis que je vais, moi aussi, faire ce que j’avais prévu de faire. Je n’irai pas acheter de place de spectacle de si tôt, mais je ne vais pas changer mon programme déjà établi.

Quand même, je ne le sentais toujours pas. Je ne vous dis pas les débats philosophiques avec le Banjo, qui se soldaient un jour par “on y va”, un autre par “bon tant pis on n’y va pas”.

J’ai contacté l’Olympia pour savoir si ils avaient de la sécurité armée (ce qui m’a valu de bien puants sarcasmes et moqueries…). Le CM de l’Olympia a répondu que non (ce qui m’a valu une petite crise de panique totale), mais à croire que je n’étais pas si folle que ça car il y avait bien des forces de l’ordre, des fouilles et des détecteurs de métaux.

Je ne vous dis pas comme j’y allais à reculons, cherchant à rassurer plus ou moins ma mère… espérant qu’une force invisible nous ramène au bercail. Une fois la sécurité passée j’ai demandé au dernier monsieur de nous donner des indications sur toutes les sorties de secour.

Quand on s’est assis mon ami n’était pas encore arrivé, j’ai eu peur  qu’il ne vienne pas et finalement j’ai pu le serrer dans mes bras juste avant que les lumières s’éteignent.

Je ne saurais expliquer l’ambiance dans la salle. Pesante. Mais qui essaye. Des gens qui ont décidé qu’on allait tous continuer mais des gens qui ont cette boule au ventre, celle qui s’appelle la peur.

Des gens qui, comme moi, checkent les issues de secour régulièrement, les vigiles avec leurs talkies, qui scrutent les mouvements dans la salle.

Christophe Willem apparaît enfin et commence comme un ange tombé du ciel avec “Le chagrin” que l’on écoute avec une joie et une tristesse mélangées. Il enchaîne ensuite par des chansons plus dynamiques et rythmées, et là, pour moi, c’est le malaise. Le concert commence en force, je ne me sens pas bien, quelques chansons passent… Il y a un décalage évident entre l’ambiance de la salle et lui qui se dandine énergiquement sur scène…

Puis finalement, il s’arrête et il nous le fait, son discours. Voilà je crois que c’est ça, en fait. Comme on dit en anglais “Are we gonna talk about the elephant in the room ?”. Parce-que OUI, il y a une semaine 1500 personnes vivaient l’horreur absolue dans une salle de concert parisienne, et oui, ON SE FAISAIT TOUS DESSUS.

Il nous a dit qu’il comprenait qu’on ait peur, que la musique était le bon moyen pour exprimer ce que l’on ressentait… il a chanté Imagine… Voilà c’est ça qu’on voulait en fait, se recueillir ensemble d’abord. Ensuite il a pris un peu la parole pour d’autres sujets avec beaucoup d’humour (ce qu’il fait à tous ses concerts) et ça a VRAIMENT décoincé l’ambiance (je sais que certains le trouvent nian nian mais il est vraiment drôle). Quand je dis “décoincé”, il y a quand même un mec devant moi qui a bondi de son siège à l’intro d’une chanson qui débutait avec un coup de tonerre. Alors lui, il était préparé en cas d’attaque : un seul coup de tonerre il était déjà sorti de la rangée. J’étais mi-amusée mi-admirative.

Du coup après avoir parlé de tout ça il y avait un sentiment de fraternité dans la salle, une vraie et belle volonté de tous communier et de tous chanter dans cette joie et cette tristesse emmêlées. C’était une sensation belle et fragile, mais c’était aussi, la première lueur d’espoir depuis le 13 novembre. Et cette lueur d’espoir, je crois même bien qu’elle m’a fait esquisser mon premier timide sourire après ces jours d’une tristesse infinie.

Nous sommes tous sortis un peu plus légers, un peu soulagés, un peu en nous disant qu’on pouvait encore continuer à vivre en portant à jamais dans nos coeurs les visages et les prénoms des innocents qui n’ont plus la chance de continuer.

Alors oui, je ne vais pas vous mentir : ça n’a vraiment pas été simple émotionnellement mais je crois que ce moment m’a aussi, quelque part, reliée un peu à la VIE. Alors merci Christophe, merci à tous les artistes qui montent de nouveau sur scène, et qui nous aident à reprendre un peu le cours des choses. Je vous laisse avec beaucoup d’amour et de douceur : quelques images souvenirs en chanson de ce concert.

Ces 10 petites choses qui me rendent heureuse : Happy Thanksgiving !

 

 

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Hello les amis,

Alors est-ce que vous avez fêté Thanksgiving ? Nous, pas vraiment, en fait je trouve qu’on importe trop de “dates américaines” à notre calendrier (Halloween, thanksgiving et maintenant les black fridays…) et du coup je m’y perds un peu. Cependant lorsque l’on vit avec un améwican on y pense forcément un peu.

Et puis parce-que, pour ne rien vous cacher, les deux semaines qui viennent de passer ont été difficilement respirables pour moi. Depuis les attentats il m’est difficile de me dire qu’on va réussir à reprendre une vie “normale”. En tous cas à Paris, je nous sens tous assez fébriles, encore maintenant.

Du coup pour m’aider à reprendre un peu le dessus sur mes cauchemars et les angoisses, j’ai décidé de faire une liste de tout ce qui me rend heureuse !

  1. Mon Banjo. Cette année on a fêté nos 10 ans -qui sont passés tellement vite- et c’est tellement de bonheur d’avoir quelqu’un de fiable à mes côtés, qui fasse de moi sa priorité. Ca me prouve aussi que ça existe et que j’ai bien fait de ne pas me “contenter” des rencontres que j’ai faites avant lui. Il n’est peut-être pas parfait, et moi non plus, mais nos deux imperfections s’accordent à la perfection et c’est ma source principale de bonheur.
  2. Ma famille. La voix posée de mon père, ses vannes assassines, ma mère qui essaye de me rassurer et qui me parle de noël, mon frère qui grandit trop vite et qui m’épate tellement souvent.
  3. Les masques en tissus de chez Sephora (ou les patchs en dessous des yeux, c’est bonheur aussi) pour une bonne mine instantanée. Pratique et agréable, un moment plaisir !
  4. Ma santé. J’ai des problèmes de santé un peu chiants, mais je n’en ai pas de mortels, donc pour cela je suis reconnaissante et j’espère que ça va durer pour moi comme pour mes proches.
  5. Le coca-cola cherry. Non sérieux, la meilleure boisson au monde, non ?
  6. Netflix. Bon c’est bête mais il y a vraiment un paquet de bonnes séries, l’abonnement n’est pas excessif et pour les longues soirées d’hiver ça le fait carrément. Pour les sérievores comme moi, ça le fait.
  7. Les voyages. J’ai la chance de voyager beaucoup, en partie grâce au blog, ce qui me fait découvrir des gens des cultures et des endroits extraordinaires. Je ne m’en lasserai JAMAIS je pense !
  8. Le soleil. Bon, à Paris en ce moment c’est un peu la dèche, mais vous avez sûrement remarqué que nous aimons particulièrement les destinations soleil ou même Paris l’été. Notre humeur change radicalement dès qu’un rayon fait son apparition.
  9. Mon blog. Ce petit truc parti de rien qui m’a ouvert mille portes dans mille directions différentes. Qui a provoqué des rencontres super intéressantes (et d’autres moins mais ça n’est pas une majorité !). Merci pour tout ça !
  10. Les gens. Vous. Tous. Je ne sais pas en ce moment, je suppose que c’est aussi les évènements qui font qu’on a plus envie de le DIRE. De dire aux gens qu’on les aime, qu’ils sont beaux, et qu’on s’en fout de leurs défauts parce que des défauts, ON EN A TOUS. J’ai remarqué aussi que les parisiens sont plus gentils entre eux depuis le 13. Il y a beaucoup de bienveillance et ça fait vraiment du bien. Preuve que nous, parigots-têtes-de-veaux, on se laisse peut-être facilement bouffer par le quotidien en s’agaçant d’un rien mais quand c’est nécessaire on sait se serrer les coudes. Entre humains.

 

Vendredi 13

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Vendredi 13. Je limite toujours autant que possible mes sorties ce jour là. Je me dis que les jours normaux j’ai déjà tendance à être un boulet, ça n’est pas pour tenter le diable. El Banjo est parti se faire opérer des dents de sagesse, je l’attends, anxieuse. Ca dure plus longtemps que prévu, mais il finit par rentrer la joue gonflée, le regard fatigué, en tenant un bloc de glace contre sa joue.

Je le regarde avec tendresse, je le chouchoute un peu, mais j’ai du travail en retard et j’ai du pain sur la planche ce soir et ce week-end.

Je me dis qu’avant d’entamer ma mission, je vais faire un petit tour sur Twitter, voir ce qui agite les Twittos ce soir. 1 Tweet. 2 Tweets. 100 Tweets. 1000 Tweets. Autant de gens tristes, autant de gens sur place, autant de familles qui cherchent un des leurs, autant d’infos contradictoires, autant d’incompréhension. Twitter va tellement vite pour relayer les évènements que je n’ai même pas le temps de tout retweeter pour informer éventuellement ceux qui n’ont pas encore été mis au courant. Mon téléphone commence à buzzer : mes parents et amis me disent de rester enfermée chez moi.

Je suis pendue à mon fil d’info, comme hypnotisée. Ils parlent du Petit Cambodge, ce restaurant que je ne connais que parce que ma copine Manue me l’a vivement recommandé. Je regarde rapidement mes snaps, et je vois que Manue a décidé de se faire une soirée à regarder des Disney parce qu’elle avait mal à la jambe. OUF. Je lui envoie quand même un petit SMS pour être sûre. Oh et puis à mes amis qui habitent à 20 mètres. C’est bon. Ils sont choqués mais à l’abri chez eux. Quelle nuit j’aurais passée si ils ne m’avaient pas répondu à ce SMS.

Les gens qu’on aime, comme ça, d’un seul coup, on a l’impression que notre sang est lourd comme du plomb. Ca s’appelle la peur.

Apparemment il se passe quelque chose au bataclan. L’horreur. Un endroit fermé. Pris au piège, assassinés au hasard, au cours d’un premier restau en amoureux, d’une marche pour rentrer chez soi après une semaine chargée, d’un concert entre potes pour “kiffer d’la zik”.

Lire des tweets d’une personne blessée au premier étage. Cette personne qui devient instantanément l’un des miens. Cette personne pour qui j’ai arrêté un temps de respirer, à la recherche imaginaire d’une issue de secour dans une salle où je n’ai jamais mis les pieds. Quelques heures après je lis qu’il s’en est tiré. OUF. Voir des vidéos des tirs, des corps au sol… cette vision apocalyptique qui à chaque seconde me fait me sentir plus impuissante. Ca va trop vite. Ils sont trop jeunes. Ca n’a pas de sens. C’est surtout ça.

Vers trois heures du matin j’entends ses pas dans l’escalier, sa porte qui claque, et son pas lourd sur son parquet grinçant. Pour la première fois depuis que l’on habite ici, les pas du voisin ont quelque chose de rassurant. Il ne lui est rien arrivé. On ne peut pas dire qu’on l’aime des masses, le voisin du dessus, mais hier soir je voulais bien entendre ses bruits. Il s’est mis à chanter, puis a mis sa télé à fond pour regarder les infos, puis il est aller se coucher. Il allait bien.

Des civils dans la rue, au restau ou au concert d’un groupe n’étant même pas politisé… Ca pourrait être toi, ça pourrait être moi, ça pourrait être mes amis, ça pourrait être ma famille. On revit le 7 janvier en pire. Comme une petite voix qui nous dit “Mais nous n’avons jamais prétendu que nous nous arrêterions après Charlie”. Et c’est vrai.

On le sait qu’ils sont là, ces soldats d’une “cause” que nous ne comprendrons jamais, on le sait qu’ils attendent que nous baissions un peu nos gardes, pour nous frapper à chaque fois un peu plus fort.

Comme une compétition d’optimisation de la médiatisation de leur acte, et la volonté de fournir le plus d’images choc possible pour marquer et traumatiser les esprits. A croire que même les terroristes ont envie d’une fin hollywoodienne.

Aujourd’hui, on reste enfermés chez nous, on attend de savoir si c’est fini. Le Banjo en a oublié ses dents de sagesse et avale sa soupe bio froide sans grande conviction. On reste éloignés des fenêtres. Je me demande comment mon père a expliqué ça à mon petit frère.

Je me demande pourquoi les gens attendent que ce soit “fini”. De toute évidence, même si c’est “fini” ça sera fini “POUR CETTE FOIS”.

Le message est limpide, plus personne n’est en sécurité nulle part, indépendamment de leur âge, leur couleur, leur religion, leur nationalité.  Et le post-scriptum est clair “On est là, on est prêts, et on peut agir n’importe où et n’importe quand.”

Et j’ai bien peur qu’il y ait surenchère à chaque fois.

Est-ce à cela que vont ressembler nos vies maintenant ? Quelques joies vite effacées par d’inoubliables chagrins ? Hésiter à aller voir un film, boire un verre ou aller travailler ?

Prenez soin de vous.

Les 2 phrases qui ont changé ma vie et qui changeront peut-être la vôtre

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Hello les amis,

Aujourd’hui je vais vous faire un article tout simple sur les deux phrases qui ont beaucoup changé ma façon de voir les choses. Pour certains, ça sera un film, un livre, une autre phrase… C’est tout à fait possible. J’ai lu un sacré paquet de livres sur le développement personnel, vu des films, lu des articles, des livres, et je pense que le changement se fait sur une multitude d’informations que nous relions entre elles.

Mais pour moi les deux phrases qui ont changé vraiment ma vie ont été étrangement prononcées par de parfaits inconnus.

1/ La première fois, j’avais 25 ans, je cherchais un emploi salarié et j’obtenais un entretien avec le patron d’une petite entreprise, qui avait besoin d’un bras droit plus organisé que lui. Dès mon arrivée, il m’annonce qu’il est déçu “par rapport à la photo de mon CV”. Je me dis que le mec est sacrément gonflé de me dire que je suis moche en vrai.

Voyant mon regard mi-étonné, mi-tu-t-es-vu-mec, il me dit “Non, je ne parle pas de votre physique mais de votre regard. Sur cette photo vous avez un oeil de conquérant, un sourire avenant. Je n’ai pas cette personne en face de moi aujourd’hui. Pourquoi voulez-vous quitter votre employeur actuel ?” “Heu… parce qu’il me harcèle moralement ?!” Nous y voilà, que fait-il par exemple ?” (je pars dans mon histoire Rémi-sans-famille, option sortez les kleenexs).

Il prend une pause et me dit qu’il ne me prendra pas, car il ne veut pas d’une victime. Il termine par “Vous savez mademoiselle, les gens ne peuvent vous faire que ce que vous les laissez vous faire. Au revoir.”

Je suis sortie bien entendue un peu plus dépitée de ne pouvoir aller chanter “Au revoir, au revoir Président” à mon bourreau de l’époque, mais je ne pouvais m’empêcher de penser à quel point ce monsieur avait raison en tous points et à cette phrase qu’il avait prononcée à la fin de notre entretien. Ca m’a pris des années et ça n’est peut-être pas encore fini, mais j’ai appris à dire STOP. A dire NON. A dire “Là tu te fous de moi et je ne te laisserai pas une quatrième chance”, à dire “Je ne suis pas irréprochable mais toi non plus”.

Avant je n’étais pas du genre à me laisser faire  mais je m’écrasais quand même pas mal soit dans le travail, soit parce-que je voulais que les gens m’aiment bien et que je ne me sentais jamais à la hauteur. Ca n’est pas en faisant la carpette que les gens t’aiment bien, au contraire.

Du coup quand je sens qu’on a envie de m’approcher avec des pompes bien crasseuses pour les essuyer sur moi, je repense immédiatement, “Non, je ne te laisse pas faire ça, je ne te laisse pas me traiter comme ça.” La phrase en elle-même est anodine, et sûrement évidente pour la plupart. Pour qu’elle prenne tout son sens et que je l’applique vraiment, je dirais que ça a pris minimum 5 ans de travail progressif. Mais aujourd’hui j’en suis vraiment heureuse ! C’est marrant, je ne me souviens plus du nom de ce monsieur, ni du nom de son entreprise. Je ne le reverrai jamais. Mais je pense à lui tous les jours.

2/ La deuxième fois c’était un agent immobilier qui m’expliquait qu’il existait plein de façons d’économiser sur un achat immobilier, mais que personne ne me renseignerait jamais dessus car les gens voulaient vendre et non renseigner pour que cela avantage le client. Il m’expliquait qu’il ne fallait pas hésiter à tout négocier. J’étais extrêmement gênée à l’idée de négocier.

Mes parents m’ont toujours dit de ne pas réclamer, ils avaient une sainte horreur de ça (et moi aussi) et du coup je ne demande jamais rien directement (c’est particulièrement fatigant, parce-qu’il faut que le Banjo ait sa boule de cristal vraiment bien aiguisée pour lire dans mes pensées régulièrement).

Bref, j’expliquais à ce monsieur ma réticence à négocier, et il me répondait “Mademoiselle, dans la vie, on a plus souvent ce que l’on demande que ce que l’on mérite”. Il est parti en me laissant méditer là dessus.

Alors pour tout vous dire, je ne l’ai pas pris au pied de la lettre, mais tout ça pour dire que dans la vie, quand on veut quelque chose il faut se donner à fond, s’informer à fond et ne pas hésiter à mettre tout en oeuvre pour mener à bien son projet.

J’y travaille encore mais je me suis vraiment améliorée et j’arrive désormais à demander des petites choses que je n’osais pas demander avant mais qui, je m’en aperçois maintenant, ne dérangent personne et qui me procurent à moi plus de satisfaction dans un projet (pas forcément dans l’immobilier mais dans des détails de tous les jours).

Ca passe par des choses anodines, demander une paille parce-que je trouve le verre douteux dans un restaurant, par exemple. J’avais toujours peur de déranger la “pauvre serveuse qui a un métier difficile”. Et puis ça peut passer par des choses bien plus importantes : demander une remise ou un remboursement sur des produits ou prestations qui n’étaient pas à la hauteur. Demander d’être rémunérée à la hauteur de mon expertise. Oui c’est important, de savoir que “je le vaux bien”. Ca change une vie.

Pour conclure je sais que ces deux phrases ne changeront peut-être rien pour vous, tout dépend sûrement de votre personnalité et de votre histoire. Mais pour moi elles ont petit à petit déclenché une belle évolution, de la joie, et surtout le sentiment d’être traitée à ma juste valeur dans les deux cas. Parce-que je ne laisse plus les gens ou les évènements me faire me sentir mal.  Et ça, je trouve que ça m’a donné une confiance en moi et un équilibre très “sains”. Donc si à travers le temps l’un de vous trouve la même valeur à ces petites phrases, cet article aura servi.

J’en profite pour vous demander si vous aussi, de simples petites phrases ont changé votre perspective ? Ca serait super de me les mettre en commentaire, ça m’ouvrira peut-être encore vers d’autres choses 🙂

 

Ces phrases que l’on entend souvent lorsque l’on n’a pas d’enfants après 30 ans

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Hello la compagnie !

Aujourd’hui, je vais parler d’un sujet personnel et en même temps universel : la maternité.

Je ne suis pas maman et je vous avoue que je sature complètement du nombre de réflexions qu’une femme sans enfants peut entendre inlassablement quand celle-ci n’a pas le bon goût de se reproduire !

Quand on me demandait si je voulais des enfants à 20 ans je disais “Oui… dans longtemps !”. Maintenant je réponds “Je ne sais pas, on verra, pour le moment je n’y pense pas.” Bien entendu j’ai le droit à :

1/ “Il va peut-être falloir te magner, A TON AGE, on n’est même pas sûrs que ça fonctionne encore !”

Ben ça tombe bien, j’ai tout prévu, ce soir 19h06 Tagada tsointsoin, accouchement dans 9 mois, on ne badine pas avec le timing, surtout avec mes vieux os ! (morue !)

2/ “Ah bon mais comment ça se fait ? Tu es malade ? Tu ne peux pas en avoir ? -regard de cocker abandonné sur l’autoroute-“

Comme si ça ne pouvait être qu’une maladie physique ou mentale -si tu les laisses parler assez longtemps-.

La vraie raison c’est que je n’y pense pas. Jamais. Je pense à mon travail, à mon Banjo, ma famille, à la danse, à la musique, à mes prochaines vacances tout plein de trucs mais je ne pense jamais “Tiens, si je me reproduisais ce soir ! “. Je ne sais pas pourquoi, ça ne me vient tout simplement pas à l’esprit.

Accessoirement, j’ai effectivement une maladie qui fait que ma capacité à avoir des enfants est incertaine mais pas forcément inexistante et je fais partie des gens qui pensent que si ça doit arriver, ça arrivera, quel que soit mon âge ou l’étât de la tuyauterie. Ceci étant je trouve un chouille intrusif que tout le monde se mêle de mes ovaires.

3/ “Tu en voudras quand tu auras trouvé l’homme de ta vie”

Ben mince alors ! 10 ans avec le Banjo, et tu m’annonces que ça n’est pas l’homme de ma vie. Il est temps que je le largue et que je trouve un géniteur ! MERCI pour tes conseils éclairés !

4/ “Tu verras quand tu en auras tu les aimeras trop !”

Oui, merci, ENCORE HEUREUX, je compte bien aimer mes enfants, c’est pas franchement une news flash. Par contre juste au cas où je ne kiffe pas tant que ça mon rôle de maman, ça se passe comment le S.A.V. ? Non parce-que certains ont eu des soucis avec la tendance congélos, donc je demande : Si vraiment je me dis que ça n’est pas fait pour moi et que je serai une mauvaise mère, suis-je obligée d ‘aller jusqu’au bout de ma période d’essai de 20  ans (renouvelable) ?

5/ “Tu verras, moi, maintenant que je suis mère j’ai trouvé un sens à ma vie”

Excuse-moi de trouver ça triste. Je trouve formidable l’amour d’une mère pour ses enfants et la dévotion, l’abnégation, etc. mais même sans être maman, j’arrive à trouver plein de trucs super chouettes dans ma vie sans avoir à lui trouver un sens pseudo-ésotérique en découvrant l’amour inconditionnel pour un enfant. Je suis ravie que tu donnes le sens que tu veux à ta vie, laisse moi donc donner le sens que je veux à la mienne.

6/ “Tu n’es qu’une égoïste”

Si on commence à se donner des petits noms : est-ce que ça n’est pas égoïste d’absolument vouloir mettre un enfant au monde dans ce monde de brutes ? “Bienvenue dans un monde où l’on peut encore se faire buter pour sa religion, sa couleur de peau ou son orientation sexuelle, fiston !”

Et dans le fait de l’idéaliser comme une “meilleure version de nous” (il aura mes yeux, ta bouche, etc.) n’y a t’il pas un brin de narcissisme ? Juste un brin ?

On peut creuser plus longtemps sur les raisons si tu veux  ?

7/ “Il n’y a jamais de bon moment pour avoir un enfant, faut y aller !”

Oui enfin, je suis assez certaine qu’il vaut mieux en avoir quand on a une situation amoureuse et professionelle stable que lorsqu’on peine à payer son loyer ou que l’on entretient une relation bancale !

8/ “Ton mec va te larguer pour une autre qui lui fera plein d’enfants”.

Ben tu disais plus haut que ça n’était pas l’homme de ma vie apparemment, donc les vaches seront bien gardées, non ?

Plus sérieusement, qui a dit qu’il en voulait ? Et si il a attendu que je ne puisse plus en avoir pour aller en faire avec une autre : est-ce vraiment une grosse perte ?

Voilà un best-of de ces conversations qui m’ennuient profondément… Parfois les gens veulent t’imposer leur vision des choses, de la vie, et ne veulent pas comprendre une seconde que ce qui est bon pour une personne ne l’est pas forcément pour d’autres. Et ça c’est quand même un tantinet saoulant. Je respecte et suis même admirative de mes copines mamans, mais je ne critique les choix de vie de personne et j’entends bien qu’on me lâche sur mes choix de vie à moi. Mon utérus, ma life.

Il y a tellement de gens qui veulent suivre un modèle de famille idéale quasiment imposée et finalement ça donne bien des drames familiaux dans les faits divers. Cette dictature de la petite maison dans la prairie n’est pas faite pour tout le monde, ne forçons pas certains modèles aux gens qui ne sont pas prêts ou n’ont tout simplement pas l’envie. L’ENVIE. Pour un enfant c’est important, non ?

Et vous, que pensez-vous de tout ça ?

 

Pourquoi je blogue et pourquoi je me suis inscrite aux Golden Blog Awards

Pyramides melo limparfaite golden blog awards

Salut les amis,

Comme vous l’avez-vu sur les réseaux je suis dans la rubrique lifestyle des Golden blog awards et je demande à ceux qui aiment mon blog, ou moi, ou qui, sur un malentendu, accepteraient de bien vouloir cliquer tous les jours sur “je vote” sur ce lien en bas à gauche.

Pourquoi je blogue ?

Je me suis dit que c’était l’occasion d’expliquer un peu pourquoi je blogue, pourquoi j’adore ça mais aussi pourquoi je me participe aux Golden Blogs alors que je ne suis habituellement pas forcément attirée par la compétition (et que je n’ai pas des masses confiance en moi pour gagner quoi que ce soit).

D’abord, petite j’étais très souvent seule (j’ai un petit frère maintenant mais je n’ai pas grandi avec). Je ne m’en plains pas du tout, le calme et la solitude ont toujours été ma “zone de confort”. Je sais que certaines personnes ne supportent pas d’être seules, mais  en ce qui me concerne, même après une seule journée j’ai vite besoin de m’enfermer seule dans une pièce, non pas parce que “je n’aime pas les gens”, mais parce-que j’ai juste besoin de me “recentrer” pour me rendre ensuite plus disponible pour les autres. Bref tout ça pour dire que mon père travaillait beaucoup, je le voyais surtout le dimanche soir et ma maman était crevée en rentrant tard du boulot donc vous imaginez qu’elle n’avait pas spécialement envie de jouer aux Mikados.

Je n’ai jamais trop souffert de cette solitude que très ponctuellement, car j’avais toujours la compagnie d’un livre, de la musique, ou alors j’écrivais. J’écrivais des lettres à mes copines de l’école chaque jour, que je leur remettais le lendemain, j’écrivais des lettres à mes correspondants à travers le monde, j’écrivais mon journal intime, j’écrivais des chansons, j’écrivais des poêmes et j’écrivais des lettres à Michael Jackson. En primaire je me souviens que ma prof m’avait rendu ma copie les larmes aux yeux, et au collège que mon prof avait émis un doute sur le fait que mes poêmes soient de moi.  Ma tante elle, disait qu’être “diariste”, c’était quasi une maladie mentale, à force. DIARISTE. Je me souviendrai toujours de ce mot qu’elle avait brandi comme un trophée, comme si il s’agissait d’une tare. En fait c’est juste ce que je suis, ce que j’ai toujours été. L’auteur de mes propres aventures.

Elle me disait de faire attention avec “ma bosse de l’écrivain”, que mes doigts allaient être tordus. C’était vrai, mon doigt a toujours cette bosse, mais je l’aime bien cette bosse. Elle a vu des années de mes émotions d’enfants couchées sur papier avec l’encre de mes stylos, qui me paraissait alors sortir directement de mes veines. Il y a une addiction très forte, presque charnelle, à l’écriture manuelle : voir de l’encre qui coule  sous ses doigts un peu comme si c’était notre sang, un prolongement de soi couché désormais sur le papier. Cette impression me manque en tapant sur mon clavier mais je m’habitue.

Bref, c’est ce que j’ai fait un peu toute ma vie. Ecrire. Alors autant vous dire qu’à l’ère des blogs, je n’ai pas manqué d’en ouvrir un. D’abord un premier sur Windows live qui ne visait qu’à partager avec mes contacts des photos et morceaux de vie, ensuite un blog de coaching personnel sur blogger puis un blog de bons plans sur WordPress. Mais à chaque fois je laissais tomber, je finissais par ne plus avoir envie, notamment de gérer les trolls.

Et puis à l’ère de Facebook de nombreux amis me disaient d’ouvrir un blog lifestyle pour partager mes restaus et voyages en photo. Je ne comprenais pas trop qui ça allait intéresser, j’avais envie, mais je ne savais pas trop comment aborder la chose. Et puis le Banjo, quand on était à San Francisco m’a dit “puisque cette ville t’ennuie tant, ouvre un blog, depuis le temps qu’on te le dit, ça t’occupera !”. Alors j’ai commencé. Je ne voulais pas un blog trop spécialisé, non, je voulais un blog où je pouvais parler de tout ce qui me plaisait. Et il y a pas mal de sujets donc j’ai varié les plaisirs. Je suis bien consciente qu’il y a des gens plus spécialisés que moi dans le make-up ou la mode mais ce n’est pas grave, je prends plaisir à écrire et je prends plaisir à interagir avec vous ici,  sur Facebook, Twitter ou instagram et snapchat.

C’est lorsque j’ai eu mes premiers commentaires que ça m’a vraiment boostée (oh my god, des gens me liiiisent). Et alors là j’ai mis les doigts dans l’engrenage du blogging qui est bien entendu plutôt addictif. J’entends tellement de gens qui disent que les blogueuses sont de vilaines filles profiteuses, vénales, qui se font de l’argent sur le dos de leurs lecteurs et n’écrivent que pour recevoir des cadeaux. Il est certain qu’une partie des blogueuses a peut-être cette démarche mais croyez-moi quand j’ai commencé le blog j’étais vraiment à 3 millénaires de ça. Je n’avais aucune idée du prix d une bannière, du prix d’un article de blog par rapport aux statistiquess, j’étais une grande naïve du marketing digital.

Moi j’étais juste contente qu’on me lise. Parce-que finalement je retournais ENFIN aux sources. L’écriture, le partage, faire de nouvelles découvertes et rencontrer de nouvelles personnes. Dans un premier temps j’ai rencontré des lecteurs, des RP et des blogueuses adorables (il n’y a pas que des pestes et on ne se tire pas toutes dans les pattes, même si ça existe). J’ai aussi découvert des endroits magnifiques lors de mes voyages presse ou des produits supers mais pas du tout médiatisés. Ca fait partie du process, j’apprends petit à petit et je m’adapte parce que ça me passionne, mais ça n’est pas ce qui me motive.

Pour moi l’expérience extraordinaire c’est de faire ce que j’aime et de voir que certaines personnes qui au départ avaient juste joué par hasard à un concours il y a trois ans, commentent encore presque tous mes articles. Parce-que ca les intéresse. Ou parce qu’on est un peu “copains”. Parfois même si je n’en parle pas, je suis humaine et j’ai moins le moral, voir vos gentils commentaires peut changer complètement mon état d’esprit.

Alors oui, je ne vous le cache pas, le blog me permet parfois de faire des expériences que je n’aurais pas faites sans lui -et sans vous-, mais ce qui reste le plus extraordinaire c’est quand même d’écrire à quelqu’un. A quelqu’un qui revient me lire chaque jour, en plus ! C’est bien ça le plus motivant !

Pourquoi je participe aux Golden Blog Awards ?

Pour en revenir aux Golden Blogs Awards je sais que certains ont trouvé étrange ma participation parce que que je suis pas très branchée compétition, que je pars souvent perdante (surtout que je me suis aperçue ensuite qu’enjoyphoenix participait… cette jeune fille est presque une star donc je ne vois pas comment je pourrais avoir plus de votes). Toujours est-il que j’y suis !

En fait ma décision est très récente mais est le résultat d’un sentiment bizarre qui trotte en moi depuis plusieurs années. Si vous me lisiez déjà à l’époque, peut-être vous souvenez-vous de ce jour où mon père est tombé malade et que j’écrivais cet article “Au nom du père”. Ce moment suspendu dans le temps où l’un de tes parents est aux urgences et que tu attends le verdict et que tu commences à te dire “Et si …???”. Pour appeler un chat un chat, “et si c’était fini ?”. Non parce qu’un jour la fin arrivera, c’est juste qu’on s’oblige à ne jamais y penser. Et bref je n’en ai pas reparlé sur le blog mais depuis, à chaque problème de santé de ma mère ou de mon père, je me prends à faire des incantations. Bon, je ne connais pas des masses les paroles mais mes discussions avec l’au-delà donnaient à peu près ça :

-Hey les gars, s’il vous plaît là, me faîtes pas ce coup là parce que je ne suis pas prête hein !

-Pas prête à quoi ?

-Pas prête qu’il arrive un truc à mes parents  ! Déjà t’as fauché le keukeul Jackson, ça doit bien moonwalker au paradis, alors maintenant tu lâches mes parents tu seras bien urbain ! (en plus niveau divertissement, ça sera pas la même ambiance)

-Vous dites tous la même chose. Pas prêts !

-Ouais ben moi je suis encore moins prête, j’ai pas eu le temps, j’ai pas eu le temps DU TOUT !

-Pas le temps mais pourquoi ?

-Pas eu le temps de les rassurer, pas eu le temps de leur offrir ce que je voulais, mais surtout pas eu le temps qu’ils soient fiers de moi. Pas eu le temps de rien quoi. Alors fais pas ta…

(conversation interrompue par un appel disant qu’en fait, c’était rien de grave…)

OUF. Du Rab. Mais jusqu’à quand ? Alors tout petit ouf.

Et donc depuis deux ans au moins je vis dans cette espèce de course contre la montre, de course à la performance pour essayer de ne pas me faire doubler par le temps ou la distance.

Pour faire court, je crois que je suis une personne qui “s’en sort” parce qu’elle s’adapte et qu’elle se plie en quatre.

De toutes façons mon père m’avait dit quand j’étais petite “Tu sais, on n’est pas des chanceux dans cette famille, tu ne gagneras jamais au loto alors tu as interêt à être une bosseuse.“. Et je le suis, ma foi. 16h, parfois 18h par jour et même le week-end. Ca ne me dérange pas, je ne compte pas et je ne demande pas la légion d’honneur. Mais comme je suis à mon compte depuis un bon nombre d’années et que je suis écrasée de charges sociales, je ne peux pas toujours me verser un salaire décent.

C’est un choix que j’ai fait et je ne m’en plains pas mais du coup j’ai l’impression que mes parents s’inquiètent toujours un peu pour moi et ma vie de saltimbanque. Même si ils me connaissent et savent que j’irai toujours au charbon pour retomber sur mes pattes mais quelque part ils doivent se demander “jusqu’à quand ?”.

Et je me rends compte que même si j’arrive à tenir le cap, j’ai un peu honte. Honte d’être éventuellement, un boulet moralement pour eux. Parce que je me suis toujours débrouillée moi-même dans la vie, mais que tout ce que j’ai fait, je l’ai “bien fait”. Voilà c’est tout. J’ai travaillé, j’y suis arrivé mais je n’ai jamais vraiment “brillé”, en tous cas c’est l’impression que j’ai plus ou moins tout raté. En cours j’étais bonne mais je n’étais pas la première juste “dans les premiers”, en chant j’étais bonne mais je n’avais pas le timbre de Tina Turner, en danse aussi c’était toujours bien mais juste pas assez exceptionnel. Finalement être “correct” c’est cool, mais il y a un arrière goût d’échec permanent. D’être “pas ASSEZ bien”. D’être dans les Jackson Five mais d’être Tito et jamais Michael.

L’argent n’est pas ma motivation dans la vie, sinon clairement je ferais autre chose et je vivrai bien plus confortablement. Ces awards n’ont rien à voir avec ça. Aujourd’hui tout simplement, j’arrive à ce moment de ma vie où j’ai besoin de savoir que j’ai fait quelque chose de bien, quelque chose d’un peu “mieux”. Et j’ai besoin de dire  à Papa et à Maman “Vous avez vu ? On dirait que j’ai fait un truc pas trop mal !”.

J’ai besoin de voir qu’ils croient en moi, et -soyons fous- qu’ils soient fiers de moi. On se dit peu les choses dans ma famille, alors je me contenterais de l’entendre juste une fois si je peux. Et puis si c’est pas pour un Golden Blog alors je travaillerai sur d’autres projets, il n’y a aucun problème. Mais si il y a une mini micro-chance alors je la tente tout de suite. Et le fait que ce soit en rapport avec l’écriture, cette passion qui m’anime depuis que j’ai su manier un stylo, ça aurait tellement de sens pour eux comme pour moi.

Autant vous dire qu’avant cet article j’étais en mode : “ça serait cool de faire plaisir à ma famille avec un award” mais de vous avoir déballé mes tripes et vous parler de ce qu’il y a de plus intime en moi, l’amour de mes proches, eh bien je dois dire que j’ai soudain drôlement la pression ! Merci d’avance à tous ceux qui voteront (et ceux qui ont réussi à lire ce pavé). J’espère que mon émotion en écrivant ces mots n’altère pas trop le texte et qu’il reste compréhensible.

Alors si vous avez une seconde pour voter pour moi aux Golden Blog Awards (vous pouvez voter une fois par jour et par personne jusqu’au 27 octobre), je serais super heureuse.
Pour voter c’est en bas a gauche cliquer “je vote” sur le lien http://www.golden-blog-awards.fr/blo…/melo-l-imparfaite.html (possibilité de voter tous les jours par personne si vous en avez la gentillesse et le temps).

Allez, comme dirait Jean-Jacques : “Il suffira d’un signe…”

Getting old sucks

bastille grenoble

A few days ago I posted a picture of me on Instagram, without clarifying that it was an old one. I didn’t do it on purpose, I didn’t do it to “cheat” nor did I do it to “test” my followers. I just posted it because it reminded me of nice moments with my friends and I looked happy on that picture.

Anyway, during the day I received a lot of comments about it, from “pretty” to “what did you do to your hair ?” on the social networks. At the end of the day, I could tell that people really liked me “more” on this picture than they did on others. It doesn’t really matter since I don’t take any responsibility or credit for the way I look. People can find me ugly or pretty, there’s nothing I can do about it, so I don’t really care. I don’t think anyone deserves credit for the way they’re born. I admit it’s a lot nicer to have people tell you they like you than having them hating you, but at least I like their opinion to be based on what they know about me –  if they think I am a good person or not, if they think I’m smart and funny enough to hang out with… that kind of thing.

Anyway, I can’t help but notice that people don’t look at me the same way and don’t act the same way with me as when I was younger. I can tell that contacts were “easier” before. And even for work, I have noticed only years later that being young and prettier opened some doors more easily than now.

On the picture above, I was 18. A skinny 18 year old girl with nice skin – even without foundation- who thought she was ugly. For real. I was convinced I was and by the time I turned 30, I guess I never realized that I was not that bad looking and never really felt “pretty”. And now I look at this and I’m like “Daaaarrrrn, no I am not Alexandra Lima by far, but at some point I could have thought that it was OK”. That never happened.  And when I “gained weight” (45 kilos instead of 43 at the time !!! Needless to say I am very far from these numbers now;) !) I thought I was good for the trash. Literally. Because at the end, there’s this period when you think that you have time to work on looking better, and then the time has passed and your time is up. There is no going back.

Sometimes people are asking me “all theses selfies on blogs or Instagram, isn’t it a bit ego-centric ? Aren’t you all full of yourself with all these followers and attention ?”. Truth is, I don’t know why people seem so convinced that bloggers are full of themselves. I don’t especially like taking pictures of myself all the time but I am happy when I manage to take a good one. However, no matter how good the picture might be, I know what I look like when I wake up in the morning and GOSH my face seems to be falling apart and no picture can fix that feeling that you have lost the battle unless you shoot for injections or whatever can do the trick. I just regret that I never realized at the time, that there was an “after”… and that I was missing the chance to like and appreciate the perks of youth.

You know I am a fan of Michael Jackson right ? So I am not exactly shocked by people who’ve had plastic surgery. However at some point I really wondered about WHY Michael couldn’t let it go. Why couldn’t he accept his age. I found that weird and ridiculous, I found my parents always kind of comfortable with their age and I just couldn’t understand why people would go to such extreme measures to stay young. But now I get it. It just struck me like a bomb when I reached the age of 30. It was really really weird, but that’s when I became conscious that I wouldn’t be 20 anymore. And that’s when I also started to see all the defects showing up on my face.

Weirdly though, when I was 20 years old, I couldn’t go out without make-up at ALL. Like EVER.

Nowadays, I do go out more without make-up than with it. I guess even if I am sad to see whatever beauty I could have fade away, I am just really more confident in the woman I became. Not the prettiest, not the smartest, but strong, hard-working and trying to do the right thing. So after all, yes I prefer my older pictures too. But I feel like the person under my skin knows who she is and what she wants. And that makes me stand up every morning pretty happy and proud, no matter what others think of my boobs, my eyebrows or my personality. This is who I am. And whoever you are you should stand for what you are and walk proud, no matter your age or weight or all these things people fucked our self-esteem up for centuries with. Take care.

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Il y a quelques jours j’ai posté une photo sur Instagram sans préciser que c’était une ancienne photo. Je n’ai pas fait ça pour “tricher” ou pour “tester” mes followers. Je l’ai fait parce que j’ai l’air heureuse sur cette photo et que ça me rappelait de bons souvenirs entre amis.

Bref, durant cette journée j’ai reçu beaucoup de commentaire sympas du  “très jolie” jusqu’à “qu’as tu fait à tes cheveux ?”, ce genre de chose (j’avais juste une dizaine d’année en moins, en fait !). Au final, les gens me préfèraient sur cette photo que sur toutes mes photos récentes. Tout cela n’a pas vraiment d’importance car je ne considère pas que l’on ait du mérite à être beau ou des torts à être laid. Que les gens me trouvent moche ou jolie, je ne peux pas y faire grand chose, ni changer de physique, donc ça me passe un peu au dessus de la tête. Nous n’avons pas de pouvoir sur ce qui nous est donné à la naissance. J’avoue qu’il est plus sympa d’avoir des gens qui t’apprécient plutôt que des haters, mais je préfère que leur décision soit prise sur ce qu’ils connaissent de moi ; si ils pensent que je suis sympa, si ils pensent qu’on a le même humour ou qu’on peut mener une conversation intelligente… ce genre de choses.

Malgré ça, je ne peux m’empêcher de remarquer que la façon dont les gens me regardent et la façon dont ils agissent avec moi a changé avec le temps. Je constate que les contacts étaient plus faciles avant. Même pour le travail, je n’ai réalisé qu’il y a peu qu’être jeune et jolie ouvrait quand même des portes qui aujourd’hui étaient fermées pour moi (et la blogo est un très bon exemple d’ailleurs).

Sur la photo ci-dessus j’ai 18 ans. Une fille de 18 ans, mince, avec une peau lisse, les cheveux au vent et même des sourcils bien fournis ! Et je me trouvais moche. Vraiment. J’étais convaincue d’être moche et jusqu’à ce que j’atteigne 30 ans je n’ai jamais réalisé que j’aurais pu au moins me trouver “pas si mal” et je ne me suis donc jamais sentie “jolie”. Et maintenant je regarde cette photo et je me dis “Merde, je ne suis pas Alexandra Lima, c’est clair, mais à un moment j’aurais pu me sentir bien dans ma peau”. Mais non, ça n’est jamais arrivé. Et lorsque j’ai “pris du poids” (attention à l’époque 45kilos au lieu de 43 : ouhlala ! -Inutile de préciser que je suis bien loin de ces chiffres désormais !-) je pensais que j’étais bonne à jeter. Carrément. Parce-que finalement il y a toute cette période quand tu es jeune où tu te dis que tu as le temps de “travailler” à devenir belle et en général la période d’après où tu réalises que là, c’est trop tard, tu es sur la piste descendante et tu ne repasseras pas par la case départ. (Jamais).

Souvent on me demande “Tous ces selfies sur Insta et le blog, c’est pas égocentrique ? Vous êtes pas un peu narcissiques les blogueurs ?”. En fait je me demande pourquoi les gens pensent systématiquement cela (connaissez-vous une seule nana qui se lève le matin en se disant “JE SUIS TROP CANON DE LA TETE AU PIED” ?). La vérité -comme l’indique le nom de mon blog- c’est que l’on essaye de montrer -nous, blogueurs- qu’une fille banale comme moi -ou d’autres- peut oser aussi, se montrer, avec ses formes, sans maquillage et tout le tralala. Je n’aime pas spécialement prendre 15000 photos de moi mais je suis contente quand j’arrive à en prendre une bien et montrer comment tombe une fringue sur une fille “normale”. Cependant, peu importe à quel point je peux me trouver jolie ou pas sur une photo, ça ne change pas la réalité immuable de ma tête au réveil. ET FUCK, je trouve que ma peau a perdu sa fermeté et mon regard son “pétillant”. Aucune belle photo ne peut changer ce sentiment d’avoir perdu la bataille contre le temps -dont tu ignorais jusqu’à l’existence- à part si on se met aux injections ou ce genre de choses -mais je ne suis pas prête pour le moment-. Je regrette seulement de ne jamais avoir réalisé à l’époque qu’il y avait un “après” et que j’étais par conséquent en train de laisser passer ma chance de profiter de ma jeunesse.

Vous savez que je suis fan de Michael Jackson alors vous imaginez bien que je ne suis pas du genre à juger les gens qui font des chirurgies esthétiques. Cependant à un moment je me suis vraiment demandé pourquoi Michael n’était pas capable de lâcher l’affaire et d’accepter son âge. J’ai toujours trouvé mes parents confortables avec leur âge et plutôt biens dans leur peau. Du coup je ne comprenais pas les gens qui en venaient à de telles extrémités pour avoir l’air jeune. La chirurgie en elle-même ne me dérangeait pas, c’était juste cette quête de jeunesse qui me dépassait. Mais maintenant je comprends ! Ca m’a fait l’effet d’une bombe quand j’ai atteint 30 ans. C’est peut-être vraiment bizarre mais ce n’est que là que j’ai été consciente que je n’avais pas 20 ans pour toujours, que je ne les aurais plus jamais. Et c’est aussi la période où j’ai commencé à constater les premiers signes de vieillissement sur mon visage.

Etrangement, lorsque j’avais 20 ans, je ne pouvais jamais sortir sans maquillage. Mais alors JAMAIS. L’idée que l’on me voit sans maquillage m’était insupportable.

Maintenant, je sors plus souvent démaquillée que maquillée. J’imagine que même en étant triste de voir ma jeunesse se fâner, je suis simplement plus confiante en la femme que je suis devenue. Pas la plus belle, pas la plus intelligente, mais forte, bosseuse, essayant d’être juste et de respecter mes  valeurs et celles qui m’ont été transmises par mes parents. Droit dans mes bottes, c’est le plus important pour moi. Avoir des proches capables de me dire si je chie dans la colle mais qui m’aiment quand même pour l’imparfaite que je suis fondamentalement, comme je les aime pour les imparfaits qu’ils sont.

Alors, oui, après tout, moi aussi je préfère nettement me regarder sur mes photos d’avant… Mais j’ai le sentiment que cette personne sous ma carcasse sait mieux qui elle est et ce qu’elle veut. Et ça me permet de me lever assez heureuse tous les matins, et assez fière : peu importe ce que l’on pense de mes sourcils, de mon décolleté ou de ma personnalité. C’est ce que je suis, c’est ma minuscule empreinte sur cette terre. Et qui que vous soyez vous devriez aussi marcher fière de qui vous êtes, peu importe votre poids, votre âge, et toutes ces conneries avec lesquelles on nous emmerde quand même copieusement depuis des siècles. Bisous.

 

L’envie d’avoir envie.

Sixième sens

Ça fait un moment qu’il me trotte dans la tête, cet article, mais étant un peu des deux côtés de la “force”, je m’étonne encore chaque jour du rapport blogger/ marques. J’en avais déjà parlé dans cet article, mais il date un peu et je débutais encore complètement dans tout ce qui était partenariats et sponsors. Je me rappelle encore, le sourire aux lèvres, du jour où le premier e-shop de lunettes de soleil m’a contactée pour m’offrir des lunettes en échange de mon avis. Sur l’échelle de Cléopâtre je me sentais à peu près à 10 -c’est le maximum, si tu connais pas l’échelle de Cléopâtre !-. Petit à petit j’avais des demandes de partenariats sans vraiment comprendre l’intérêt que l’on me portait, et j’avoue sans connaître vraiment le milieu des blogs.

Je tiens un blog depuis 2004-2005, pas celui-ci, mais un sur msn, tu vois desquels je parle ? J’y publiais mes humeurs, mes photos de vacances, et puis il y a eu des trolls. Tous poilus et vilains, au bout d’un moment je me suis demandé pourquoi ces gens étaient crocro méchants et j’ai fermé boutique. Par la suite j’ai eu un blog de développement personnel, un professionnel, un autre de bons plans et concours, car échaudée par mes trolls, j’avais peur d’en montrer trop sur moi et je traitais de sujets extérieurs sans me “montrer”. Peur qu’on m’attaque pour ce que je suis. Mais soyons honnêtes ces blogs à thèmes généralistes me faisaient surtout chier (appelons un chat, un chat) et j’ai vite perdu l’inspiration pour les rédiger.

Ce blog-ci, j’avais peur de me lasser : tous mes amis me disaient “Fais un blog restaus, fais un blog voyage” mais je me disais “Mais pour quoi faire ? Qui ça intéresse ?”. Et puis timidement, je me suis lancée un jour de brouillard San Franciscain pour vous dresser un portrait de la ville où j’habitais à ce moment là. J’ai bien hésité à montrer ma frimousse et puis je dois dire que lorsque je me suis décidée, j’ai tout de suite vu le changement. J’ai tout de suite senti le lien avec mes lecteurs plus fort. Je n’étais pas cette plume perdue en Californie, j’étais Mélo, on mettait un visage sur le nom, on aimait ou on détestait, mais je me matérialisais et je sentais bien que la relation à mes lecteurs devenait plus intéressante.

Du fait de mes blogs précédents je n’imaginais pas, alors, que ce blog puisse devenir un jour la fantastique aventure qu’il est aujourd’hui. Si au bout de 6 mois je pouvais déjà mesurer l’engouement, je n’imaginais pas qu’il prendrait tant de place. Ni pour vous, ni pour moi d’ailleurs.

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Comme de nombreuses blogueuses, je me sens privilégiée d’être invitée à découvrir de fabuleux restaurants, de beaux hôtels au bout du monde, des nouvelles collections de grandes marques qui me semblaient avant inaccessibles ou des produits de beauté que je trouve souvent innovants et efficaces. Je suis bien contente de pouvoir porter mon regard sur ces choses-là, c’est très fun la plupart du temps mais depuis janvier, je ne sais pas… quelque chose me fait penser que je me suis un peu perdue dans tout ça.

Je reçois chaque jour de nombreux e-mails de sollicitations, que ce soit pour des soirées de marques, pour des partenariats (voyage/produit/fringue/dîners contre mon avis dans un article), pour des échanges de liens (je ne sais pas combien de fois je vais devoir répéter que je ne fais pas d’échange de liens), pour des régies pubs (qui me promettent la richesse bientôt), pour des sponsos (= articles rémunérés), ou pour de l’affiliation.

Au début c’est très chouette d’être sollicitée mais au bout d’un moment, ça peut devenir vraiment pesant. Parce que dans les dizaines de mails que l’on reçoit tous les jours, un bon gros paquet se fout clairement de notre gueule. De l’attaché de presse qui ne t’a jamais lâché un BONJOUR et te harcèle de communiqués de presse tous les jours sur des produits dont tu ne verras absolument jamais la couleur, au gérant d’une start-up qui te demande un article gratos (hashtag #steuplé & #fépatapute), en passant par le milliardième e-shop chinois qui va te demander d’écrire 3 articles pour 20$ sur ses robes de mariées daubées ou son prêt-à-porter dont le XL pourrait se trouver au rayon enfant.

Au fait: NON, Choies, Sheinside, Romwe (ne sont-ils pas dans le même building tellement ils vendent exactement les mêmes choses ?) ne sont pas des e-shop de confiance et ne méritent pas que l’on s’y attarde. OUI, même si ils sont sur tous les blogs. (J’ai essayé les trois, et à part un tee-shirt, le reste est arrivé en RUINE). J’essaye de “donner une chance” et de tester les e-shops qui me contactent avant d’émettre un avis négatif mais force est de constater que dans le cas des e-shops chinois, je suis souvent déçue.

Bref, tout ça pour dire qu’aujourd’hui quand je regarde mon blog, certes la plupart des articles, je les publie avec entrain sur des choses qui m’ont plu, mais il y en a aussi quelques-uns que je vois après-coup, et je dois l’avouer d’abord à moi-même : je me sentais un peu obligée de poster. Non pas que ça n’était pas bien, mais peut-être que je ne me voyais pas forcément en parler pendant tout un article.

Ce sentiment ne vient pas toujours des marques, il vient aussi des liens que l’on tisse avec les relations presses qu’on aime bien et à qui on veut faire plaisir, ça peut aussi venir du fait qu’à ce moment là il est plus facile d’écrire une revue produit que d’écrire un article personnel comme celui-ci, que l’on voudrait plus réfléchi.

Il y a aussi -et je suis persuadée que cela m’influence quelque part bien malgré moi- une grosse compétition entre les blogueuses, qui est sous-jacente, fatigante, déconcertante. Entre la blogueuse de 20 ans un peu starifiée qui ne daignera pas te follower (faudrait pas flinguer son ratio !) ou qui flippe que tu lui parles juste pour lui voler de la gloire et celles qui font des messes basses sur ta silhouette, j’avoue que parfois je ne suis pas mécontente d’avoir un certain recul et d’autres choses dans ma vie.

Et dans cette ambiance, finalement, il y a cette sorte de mythe comme quoi : si tu ne fais pas d’articles sponsos ou de partenariat avec des marques, c’est tout simplement parce que tu n’es pas assez importante. Du coup cette “croyance” te pousse peut-être à accepter plus de partenariats ou invitations que ce que tu accepterais initialement de peur que ton blog tombe dans l’oubli des “pas assez influentes”.

Blog mode melolimparfaite bloc

Bref je ne sais pas, j’essaye d’analyser un peu tout ce qu’il se passe. Ma difficulté à vraiment avoir une vue d’ensemble réside surtout dans le fait que je suis une blogueuse lifestyle et par conséquent je parle autant de voyages, que de beauté, de mode et de bonnes adresses. Et déjà je peux vous assurer qu’il y a une vraie fracture entre les évènements mode et les évènements lifestyle. Beaucoup moins hiérarchisés, beaucoup moins de “c’est quoi tes stats ?” avant même de te dire “Bonjour”. Bref moins de compétition.

Mais il y a aussi la pression des marques. Pour la plupart et pour celles avec lesquelles je travaille régulièrement, je vous rassure ça se passe bien (qui connaît ma patience ultra limitée sait qu’en général je ne tiens pas très longtemps quand on me pompe l’air).

Mais pour des tas de partenariats on a de plus en plus d’exigences. Du genre “Bonjour, je voudrais vous envoyer un collier, qu’il faudra shooter 10 fois et insérer dans tous vos looks + un lien vers le site et aussi poster sur instagram toutes les semaines  et sur facebook mardi à 15h42 puis sur twitter dimanche matin à 6h04 Bisous PS : et plus vite que ça, tu seras bien urbaine !”‘. Je caricature mais grosso merdo, tu es bien le panneau d’affichage du pauvre et tu seras bien aimable de mettre ton “cadeau” sur un autel et de prier le nom de la marque tous les jours.

Moi je dis, me faire traiter comme si j’étais leur larbin, non pas un humain, mais un encart de pub non rémunéré, ça fait cher le collier/tee-shirt/ crème/peu importe. Je préfère encore me les acheter (ou pas d’ailleurs).

J’en ai assez aussi que les marques de cosmétiques pensent que l’on puisse écrire une revue au bout d’une semaine d’application d’une crème ! Je la mets pendant trois semaines histoire d’être sûre qu’elle ne donne pas de boutons ou de rougeurs ça me paraît juste du bon sens des fois, non ? J’aurais quand même les boules qu’une lectrice vienne me dire que j’ai recommandé un truc qui lui a provoqué des allergies !

Je trouve foncièrement relou qu’en bloguant on doive se justifier sur TOUT, nous sommes avant tout des êtres humains et on ne veut pas recommander n’importe quoi au risque de décevoir les lecteurs ! C’est carrément contraire à notre intérêt !

Enfin (et surtout): marre qu’on m’invite à des soirées sans aucun thème, ni présentation de quoi que ce soit, ni but, avec pour seule animation: un bar, et que l’on m’écrive le lendemain “Tu l’écris QUAND ton article ?”. Mais mon article SUR QUOI ? Les ragots des blogueurs avec un verre dans le nez ? Le champagne servi pour me faire mousser auprès de mes lecteurs (“t’as vu on m’invite partout je suis trop VIP !”) ? Je ne comprends pas : pourquoi faire des soirées blogueurs si on ne leur donne pas  matière à écrire ? Parce-que tout le monde le fait ? (si vous cherchez une consultante en relations blog je suis dispo en ce moment BY THE WAY. Je bosse aussi pour de vrai en fait, des fois). Pour moi les soirées visent à tisser des liens à long terme, pas à vendre absolument le dernier truc sorti.

Blog Lifestyle Mélo l'imparfaite champagne sephora vogue fashion night out

Évidemment que je ne vais pas tout arrêter, ça serait mentir et ça serait même complètement stupide vu que la plupart de mes collaborations se passent vraiment bien, mais je vais essayer de mieux filtrer. Pour être honnête les collabs qui se passent le mieux sont avec les marques avec qui on tisse une relation à long terme et qui ne nous demande JAMAIS RIEN.

J’ai plusieurs exemples en tête de belles marques, comme par exemple Swarovski qui nous invite à ses évènements, et pour moi c’est toujours un honneur d’y aller et de découvrir les nouvelles collections et participer aux activités organisées sur les thèmes de la soirée. Ni avant, ni pendant, ni après on ne nous demande quoi que ce soit. Et de la même manière, on ne promet rien (d’ailleurs on ne promet jamais rien mais ce que les gens peuvent s’imaginer parfois, me dépasse).

Voilà j’avais envie d’écrire cet article car je trouvais que mes articles des derniers mois avaient pour certains, perdu de leur charme. Je me disais que si j’étais tombée sur mon blog moi-même je n’y serais probablement pas revenue. Confession pour confession, j’ai accumulé beaucoup de fatigue depuis mon déménagement en janvier et j’ai du mal à récupérer. Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles j’ai fait quelques articles un peu dans la “facilité”.

J’espère qu’à partir de maintenant je retrouverai l’inspiration pour davantage de qualitatif. Bien sûr il y a d’autres articles “collabs” qui arrivent sur le blog mais je pense avoir mieux trié. Je ne sais pas si vous verrez la différence mais je l’espère.

L’important pour moi c’est désormais de travailler à la fois avec des marques avec lesquelles j’ai une belle affinité, mais aussi avec des gens qui ne me prennent pas UNIQUEMENT pour un panneau de pub. Parce-qu’ ici, c’est avant tout CHEZ MOI et que j’ai envie de m’y sentir bien avec mes invités (vous).

Allez, une fois n’est pas coutume, je vous laisse réécouter sans fin les paroles de Jeuhnny, “l’envie d’avoir envie”, qui résonnent parfaitement avec l’état d’esprit de cet article (voire qui l’ont un peu inspiré, eh ouais !). Bisous.

 

La pyjama party du Meurice

Quand j’ai reçu mon invitation pour la pyjama party du Meurice, qui avait lieu juste après mon anniversaire, autant te dire que je me suis dit : “C’est bon les gars, vous pouvez TOUS oublier mon anni; cette année je m’en fous, Meurice s’occupe de moi !” (Oui, bon, mais je bluffais hein, y’avait pas intérêt à oublier quand même !).

Je savais que je devais me rendre à telle heure à l’hôtel pour une pyjama party mais je ne connaissais pas le programme. Arrivée sur place, les charmantes hôtesses m’ont proposé d’aller me changer dans une salle de bain ultra classe (je veux la même !) et de me mettre en peignoir (j’étais moyennement à l’aise, ne sachant pas ce qui m’attendait). Après tout on verra bien, j’étais là pour jouer le jeu. Pitêtre que George Clooney était lui aussi en peignoir derrière la porte : ON SAIT PAS (en fait non !).

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Une fois changée j’ai rejoint les copines blogueuses dans une immense suite de l’hôtel avec la petite coupe de champagne qui met de bonne humeur autour d’un buffet super bon qui proposait les mets de la carte du room service de l’hôtel. C’était raffiné et bon, j’ai eu un énorme crush sur les fruits frais !

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Après avoir boulotté un peu, je me suis fait masser le dos et la nuque, et je peux te dire que ça rigolait pas ! Ça m’a fait un bien fou d’avoir un massage un  peu “en force” et libérer mes tensions. Le massage des jambes aussi était au top. J’ai failli m’envoler en sortant ! Mon chouchou c’était Daniele, si je vais au spa je le demande direct ! Je confirme avoir dormi comme un bébé après !

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On s’est aussi fait faire les ongles , j’ai trouvé le choix de couleurs vraiment canon (j’ai pris rouge, ça vous étonne ?)

Melolimparfaite meurice pyjama party manucure

A trop papoter avec les copines (ou trop kiffer mes massages ? Je ne sais plus.) je suis passée à côté d’un atelier essentiel : le diagnostique peau avec le test des produits Valmont. J’ai vraiment regretté de ne pas avoir vu l’atelier car à l’unanimité les copines ont raffolé de ces crèmes ! Tant pis pour moi, une autre fois ! J’ai vraiment passé une superbe soirée, le Meurice a su bien nous chouchouter !

Le jour d’après

Attentats Charlie Hebdo écran noir

Ce matin, le silence. L’impression de me réveiller avec la gueule de bois. Me demander si c’est terminé ou si d’autres personnes vont décider de tuer des innocents de sang froid. Depuis trois jours, je me réveille au son des sirènes en me demandant ce qu’il s’est passé. Ce matin, lorsque j’ai ouvert les yeux c’était silencieux, ça faisait du bien. Puis j’ai entendu les sirènes et je me suis ruée sur les sites d’infos et Twitter, mais apparemment tout va bien, ce ne sont que les sirènes “de la vraie vie” ou peut-être des “fausses alertes”. J’espère que c’est fini, mais pour l’instant je l’ignore.

Je n’ai pas voulu poster ni sur le sujet des attentats, ni sur un autre pendant les faits car je trouvais les deux indécents. Faire de l’audience en disant “Ah oui, c’est trop horrible et je suis du côté des gentils” (mais encore HEUREUX non ?), je ne me sentais pas assez dégueulasse. Et je ne pouvais pas non plus écrire sur autre chose, puisque je ne pouvais pas penser à autre chose.

Je ne suis pas Charlie dans le sens où, d’une part je refuse de m’approprier leur courage pour défendre leurs idées, ni pouvoir toucher du bout des doigts la douleur de leurs proches (l’intervention de la compagne de Charb m’a tellement émue !). Je ne prétendrai pas être sensible à leur humour, ni à leurs idées, car pour être honnête je n’ai jamais acheté ce journal. Et puis il n’y a pas que des victimes journalistes, il y a aussi un agent d’entretien, 3 policiers, des innocents qui faisaient leurs courses. Pour ces raison je n’ai pas employé le hashtag Charlie et je ne le ferai pas. J’aurais l’impression d’être un imposteur.

Je ne suis pas Charlie, mais je suis un être humain et pour toutes les victimes de ces attentats, quelle que soit leur profession, ou leur confession, j’ai mal à mon humanité. Tout au fond de mes tripes.

J’ai bien entendu le sens du hashtag, qui rejoignait finalement mon propos “Qui tue un homme, tue l’humanité”, mais j’étais simplement gênée par cette formulation.

Je n’ai jamais vu Paris comme ça. Comme si un vent de ténèbres soufflait sur nos joues. Les parisiens qui marchent vite, le visage fermé, lançant parfois des regards inquiets vers les innombrables véhicules de police, et d’autre fois esquissant difficilement un sourire, cherchant un peu d’humanité, de bienveillance, de solidarité.

On essayait de rester dignes et de continuer à vivre, de faire comme si de rien n’était et rien ne nous arrêterait, mais le doute et la peur planaient. En parlant à des amis hier soir, après les deux assauts, je me suis rendue compte qu’aucun d’entre nous n’était soulagé. Je ne sais pas si c’est parce que l’on ignore si il y a d’autre terroristes prêts à agir ou parce que nous sommes en état de choc et qu’il est difficile de reprendre le cours de nos vies comme si rien ne s’était passé.

Il y a quelques jours seulement, je vous présentais mes vœux sur une note positive et optimiste. Aujourd’hui, tout cela me semble lointain. Le nouvel an me paraît toujours une superbe occasion de bien commencer une nouvelle ère, mais je crois que ça va être très compliqué, quand tant de gens sont morts, d’autres ont tremblé pour leurs enfants, leur femme, leurs parents.

La France entière est en deuil et je pense que ça prendra du temps. Le temps de reprendre confiance, le temps de se dire que l’on peut aller au supermarché sans se faire assassiner. Mais je sens, même à travers le silence et la tristesse qui règnent, que les français sont forts, dignes et déterminés à se battre pour leur liberté. Alors je ne le dis pas souvent, mais ces jours-ci, je suis fière des français. Restons unis et solidaires.

HugAvenue

HugAvenueHello la compagnie !

Comment ça va bien ? Et combien d’entre vous sont célibataires et galèrent à trouver le prince charmant (ou le crapaud, chacun ses ambitions après tout !) ? Je vois la plupart de mes copines passer d’une activité artistique ou sportive à une autre “pour faire de nouvelles rencontres”. Elles testent aussi les applications et sites de rencontre en se plaignant souvent que, quel que soit ce que revendique le site (trouver la personne qui vous correspond en tous points, favoriser la séduction au “sexe de consommation” etc, etc… bref, des promesses toujours des promesses !), leurs rencontres se soldent souvent par un échec basé sur de faux espoirs parce qu’en réalité il est bien difficile de contrôler les profils.

Et c’est ce que j’apprécie assez dans la campagne de HugAvenue : pas de blabla et un rapport décomplexé : “Les rencontres, il y a ceux qui en parlent et ceux qui en font“, un slogan qui n’est pas sans rappeler Mc Cain “C’est ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins”. C’est clair, c’est direct, il n’y a pas de temps à perdre et le site dit clairement qu’il y en a pour tous les goûts et quelles que soient les attentes de chacun… Du coup c’est ouvert à tout le monde, les beaux, les moins beaux, les riches, les moins riches, les romantiques, les consommateurs en série, ce que je trouve plutôt cool car avec cette approche plus franche et audacieuse, on encourage les gens à énoncer leurs motivations réelles sans jouer avec des faux-semblants. De plus, le site possède un blog destiné aux célibataires, avec des articles plutôt drôles et atypiques : vous y trouverez des conseils et de l’humour.

Le site offre de nombreux services pour faciliter la rencontre, comme la messagerie, le chat, la géolocalisation (Plutôt important n’est-ce pas ? Non, parce que les relations à distance, ça a son charme, mais pas trop longtemps !). Vous pouvez vous inscrire très rapidement et facilement, même à travers votre profil Facebook. Alors si vous cherchez l’âme sœur en ce moment, il est peut-être temps de cliquer : qui ne tente rien n’a rien !

Je vous laisse avec un vidéo un peu décalée pour HugAvenue, mais en même temps drôle par son réalisme :

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Ma lettre à La Poste (au delà du réel).

Je vous l’avoue, j’écris encore un peu sous le choc. Je décide d’en parler sur le blog parce que je peux expliquer les détails bien mieux que sur Twitter ou le formulaire (au nombre de caractères limités) de la poste.

LE CONTEXTE :

Déjà avant d’être blogueuse, je recevais beaucoup de recommandés de mes clients ou colis. Maintenant que je suis blogueuse, il est certain que le nombre de colis a encore beaucoup augmenté. Je précise quand même que mon mode de “livraison favori” reste La Poste, car les livreurs UPS/DHL/Fedex/TNT ne passent pas toujours et je dois réclamer mon colis une fois sur deux. Globalement, depuis que j’habite ici, je n’ai pas eu trop de problèmes de livraison avec La Poste, à part avec des remplaçants d’été qui n’ont pas fait long feu, et une histoire compliquée de redirection de courrier de vacances qui avait mis du temps à être redirigée vers chez moi. Bref, des petits “couacs”, qui arrivent sur la durée, mais l’erreur est humaine.

Depuis quelques temps (2-3 mois ?), je constate cependant que certains colis ne me sont pas livrés et j’ai directement l’avis de passage dans ma boîte aux lettres. C’est un peu rageant quand on attend justement des documents ou un colis important chez soi, et que l’on a -toujours- un problème au pied. Une fois de temps en temps ça peut passer, on se dit qu’il y a peut-être un  souci avec l’interphone. Je ne dépose pas de réclamation. Mais quand ça devient plus rapproché et que je commence à retourner à la poste chercher les colis + d’une fois par semaine, ça devient problématique pour moi. Du coup j’ai commencé à râler un peu sur Twitter et @lisalaposte m’a dirigée vers le formulaire de réclamation en ligne. J’ai rempli deux réclamations avant mon départ, je ne me rappelle plus les dates exactes mais quelque part entre mi avril et fin avril. Je précise que je recevais la plupart de mes colis et recommandés normalement le courant de la semaine. En général c’était le vendredi que je trouvais un avis de passage datant de deux jours plus tôt. J’ai donc pensé qu’ils avaient mis une personne différente le vendredi qui ne s’embarrassait pas des paquets et j’ai commencé à déposer des réclamations pas trop virulentes, mais expliquant clairement le jour de DÉPÔT des avis (en général le vendredi) et la date écrite sur l’avis (puisqu’elle était différente, et que je relève bien mon courrier tous les jours).

Nous partons  et durant notre absence, évidemment, nous avons eu quelques avis de passages, et nous sommes allés chercher nos colis à notre retour sans problème (logique). Le 14 mai au matin je trouve dans ma boîte un nouvel avis de passage, mais daté du 12 (à 9h50). Sur le coup je n’ai pas vu que c’était daté du 12, donc je me suis dit qu’il y avait peut-être un problème avec l’interphone (qui sonne pourtant très fort donc je ne peux pas le louper). Et puis, j’ai vu que c’était daté du 12 alors que j’avais relevé mon courrier deux fois le 13 (certains clients ou coursiers laissant des documents dans ma boîte aux lettres) je vérifie plusieurs fois, surtout quand j’attends quelque chose. Et là j’avoue que j’étais un peu énervée parce qu’antidater l’avis est une chose, mais préciser 9h50 je me suis dit “c’est pas possible : on se moque de moi !?”. J’ai donc déposé une nouvelle réclamation sur le site de la poste expliquant le nouvel avis antidaté avec l’heure en précisant que j’avais bien relevé mon courrier du 12 et 13 mai et que cet avis avait bien été déposé le 14. Autre chose ne fonctionnait pas : l’avis propose d’entrer le numéro d’envoi du pli sur le site de la poste pour choisir l’option de se faire livrer le lendemain, mais mon pli était inconnu sur leur site avec le numéro du colis (et de toutes façons le lendemain du 12, c’était le 13 donc hier pour le 14 donc je ne sais pas trop si c’était faisable…). Bref j’envoie ma réclamation sans trop d’espoir et en allant chercher mon colis je signale le problème à une personne du guichet qui prend note et me promet de transmettre. Je rentre chez moi résignée, mais avec mon colis. Je reçois ensuite mes colis normalement jeudi et vendredi.

Voilà le contexte pour l’évènement qui s’est déroulé aujourd’hui.

Aujourd’hui, samedi 17 mai, j’attendais des colis, mais ayant bossé jusqu’à 7h du matin, El Banjo a eu pitié de moi et est allé répondre à l’interphone vers 11h . La personne a dit que c’était La Poste et demandé qui avait déposé une réclamation donc El Banjo lui dit que c’est moi et il me dit “le facteur est là pour toi”. Nous avons pensé qu’il venait livrer un colis et s’expliquer ou s’excuser peut-être de la réclamation, ou bien nous poser des questions sur celle-ci, si il était innocent et cherchait à trouver le “coupable”. Je mets beaucoup plus de temps qu’El Banjo à descendre, à cause de mon pied, et je vois un monsieur un peu âgé (que je ne me souviens pas avoir vu avant) m’attendre devant la porte. Il me demande si je suis bien “Madame L’imparfaite” et si j’ai bien envoyé une réclamation. Je dis oui.

Et alors là, contre toute attente… il m’engueule comme du poisson pourri ! “C’est pas bien du tout ce que vous avez fait madame, faut pas faire des réclamations comme ça, mon collègue à cause de vous, il va avoir des problèmes, il a déjà des problèmes, il faut pas faire ça, parce que là je lis des trucs : c’est pas bien !!! Et puis cette histoire d’antidater les avis, j’y crois pas du tout hein ! Alors maintenant moi je vais vous dire : faut que vous arrêtiez avec vos réclamations parce que mon collègue il pleurait et il va avoir des problèmes à cause de vous ! Il est déjà en dépression en plus !” (Je voulais répondre “ne devrait-il pas être en arrêt, dans ce cas, votre collègue ?” mais il haussait la voix avec vigueur à chaque fois pour m’empêcher de parler !).

Pourtant vous me connaissez, je ne suis pas du genre à me laisser intimider, mais j’étais tellement stupéfaite pendant 1 ou 2 minutes, que je suis restée bouche-bée et en plus, comme l’homme qui était en train de m’incendier était un moustachu un peu âgé , mon éducation respectueuse des “anciens” me jouait des tours dans mon envie de pointer du doigts l’incohérence de son discours.

Et pourtant ce qu’il disait était, en soi, insensé, comme l’aveu à demi-mot que son collègue  (je ne sais cependant pas si c’est la bonne personne qui s’est fait engueuler) n’était plus moralement capable de faire son job correctement car il avait “déjà trop de problèmes”. Il ajoute à cela que c’est normal quand on a à gérer des gens super désagréables  tous les jours, que les gens l’engueulent lui-même tous les jours pour les avoir réveillés etc… Mais bon NOUS on n’engueule jamais personne hein ! Le facteur sonne, on descend, on signe, on remonte, on dit bonjour et merci, je pense que c’est la “norme”.  Donc si des gens sont désagréables je compatis, mais vraiment je n’ai rien à voir là dedans. Ce monsieur m’a donc engueulée copieusement et très fort en répétant plusieurs fois “qu’il fallait que j’arrête”, que “c’était pas bien”, et que “les avis antidatés il n’y croyait pas” (traite-moi de menteuse, j’adore ça !), que mes réclamations avaient des “conséquences graves” (et me faire marcher sur mon pied inutilement, non ?). Il a même mentionné que lorsqu’il sonne il fallait vraiment qu’on tape un sprint pour lui répondre et qu’il n’avait que 4 minutes pour remettre un pli (comme si chez nous c’était Versailles, je mets probablement 30 secondes à descendre  et encore je ne cours pas ). Mais encore faudrait-il qu’il sonne pour qu’on tape ce fameux sprint. Il était visiblement hors de lui et comme il ne me laissait pas répondre, j’ai compris qu’il était venu déchaîner sa colère sur moi.

J’attendais qu’il me laisse parler pour lui demander si VRAIMENT il pensait que je déposais des réclamations pour le plaisir, mais El Banjo qui, depuis le début restait interloqué sur le pas de la porte avec moi s’est interposé quand il a réalisé ce que ce monsieur était en train de dire.

Et là El Banjo a pris la parole aussi fort que lui en lui disant “Mais vous réalisez ce que vous nous dites là ? On veut juste recevoir nos colis nous ! C’est pas de notre faute si votre collègue est en dépression ou si votre chef l’engueule trop fort : nous tout ce qu’on veut c’est recevoir nos colis! On ne sait pas QUI fait ça, ni POURQUOI il fait ça, on ne sait pas si c’est votre collègue, à vous de trouver, mais juste : on veut recevoir nos colis ! Vous n’avez pas à venir ici pour nous engueuler comme ça, vous êtes facteur non ? Vous livrez le courrier ? Bon ben livrez et il n’y aura pas de réclamation ! Nous on ne peut pas savoir qui c’est, vu qu’il ne sonne pas et que visiblement il ne met pas la bonne date”!

Vu qu’El Banjo a lui aussi haussé le ton proportionnellement à celui du monsieur, bizarrement, face à un homme, le monsieur s’est calmé très rapidement alors qu’il me criait vraiment dessus comme une malpropre deux minutes plus tôt. C’est tellement plus facile sur une petite femme  qui semble avoir du mal à marcher (je ne m’étendrais pas sur le sujet car je ne suis pas “féministe” ou “victime”, mais c’est quand même affligeant le nombre de fois où les gens ont été odieux avec moi et quand El Banjo a pointé le bout de son nez -sans même avoir besoin de parler, souvent-, ils se sont soudainement radoucis comme des agneaux -spectaculaire-).

Bref pendant cette altercation, notre facteur pour le courrier est passé derrière (puis colissimo par la suite) et nous avons alors réalisé que le monsieur n’avait ni lettre ni colis pour nous et qu’il était donc venu de sa propre initiative chez nous, sonner à notre porte un samedi matin simplement pour me convoquer et m’engueuler d’avoir déposé une réclamation contre son collègue.

Après la réponse très agacée d’El Banjo (mais franchement c’était justifié !), le monsieur a admis que “peut-être son collègue s’était trompé de date” (3 fois de suite ?), que “peut-être c’était un remplaçant” (mais comment pourrions nous le savoir ? Nous ne connaissons pas les plannings) et que la prochaine fois, il fallait que je garde un avis de passage pour “qu’il enquête” (mais quand je vais chercher mon colis, ils le conservent à la poste avec ma signature). El Banjo était tellement énervé qu’on vienne nous engueuler NOUS et SURTOUT qu’ on mette notre parole en doute (on n’est pas des mythos !), qu’il voulait installer une vidéo surveillance au dessus des boîtes aux lettres ^^

Moi je vais vous dire, chère Poste, comment identifier qui a fait cette erreur, si vraiment vous le souhaitez. Mais avant j’aimerais vous dire que je ne pense SURTOUT PAS qu’il faille faire pleurer vos employés ou les virer pour que tous les problèmes se résolvent. Je ne souhaite pas faire virer quelqu’un, je ne souhaite SURTOUT PAS que quelqu’un soit mis en dépression ou dans une quelconque difficulté à cause de moi. Je veux juste récupérer mes colis chez moi. C’est tout.

Je ne suis pas persuadée que la personne qui se soit fait engueuler soit la “bonne”, mais à vrai dire, je n’en sais strictement rien. Tout ce que je peux vous dire c’est que la personne qui laisse les avis de passage ne sait par orthographier mon adresse. Il intervertit systématiquement 2 lettres du nom de ma rue sur les avis. Ça vaut ce que ça vaut mais c’est peut-être une erreur de remplaçant ? Je ne sais pas.

D’autre part et surtout : que se passe t-il à la Poste pour que les employés soient sous une telle tension, qu’ils se permettent de venir à mon domicile un week-end pour me traiter de la sorte, me hurler dessus, parce que leur collègue  en vient à pleurer ?

J’entends bien que sur le nombre de personnes que les facteurs voient chaque jour, il y a très certainement des gens peu respectueux voire pire, mais je n’en fais pas partie. Je traite les gens de la façon dont j’aimerais être traitée, je ne fais pas de courbettes, mais je suis polie et respectueuse de mon prochain, y compris de mon facteur, avec qui -vous l’aurez compris- je préfère vraiment avoir une relation amicale vu que je le vois quotidiennement et que j’ai BESOIN de recevoir mes documents et colis chez moi. Je ne fais pas de réclamation parce que cela m’amuse, je le fais lorsque cela représente un réel préjudice pour moi, parce qu’un document reçu trop tard peut entraîner un retard de livraison pour mes clients et parce-que marcher jusqu’à la poste et faire la queue m’est, certains jours, très pénible physiquement.

Quelle est la prochaine étape de cette histoire ? A vous de me le dire !  Je ressens de la sympathie pour les gens de la Poste. On parle des incompétents dix fois + que des gens qui font leur travail, c’est toujours comme ça.  Mais je crois que l’homme qui a sonné ce matin chez moi pour m’engueuler aussi agressivement a dépassé les bornes et qu’il me doit des excuses. Je suis inquiète de voir que cette personne se présente à mon domicile dans un tel état de colère. Je n’ai rien à voir avec tous les problèmes que vos employés peuvent rencontrer, j’ai simplement signalé une anomalie répétée plusieurs fois en peu de temps, et il me semble que c’est encore mon droit sans avoir à être inquiétée et que c’est sensé vous aider à améliorer votre service et vous expliquer ma situation.

Les choses peuvent être dites calmement, c’est la meilleure façon. Je suis bien désolée qu’un évènement si “anodin” devienne un drame.

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Je ne suis pas facile, je sais. Je suis de celles qu’on aime ou qu’on déteste. Il n’y a pas de “peut-être”.

Je ne saurais faire la liste de tous mes défauts, tant ils se battraient pour une place sur le podium, mais je pense que je sais le peu que j’ai de bien. La loyauté en fait partie. L’amour de l’autre tel qu’il est, et pas tel que je veux le transformer, aussi. Tu disais que tu m’aimais pour ça. Que j’étais ton amie, pour ça. Pour mon énergie à défendre contre vents et marées ceux que j’aime, que tu sois d’accord avec moi ou pas. Pour avoir le courage de mes opinions, toujours. Quelle que soit la force du vent contraire. Tu disais que je pouvais bien t’énerver, mais tu aimais ça, un peu. Même dans l’adversité tu mettais ta main sur mon épaule, même quand on criait. Comme pour me dire “J’t’aime quand même”. Comme un serment que rien n’y changeait.

Et puis un jour tu ne m’aimais plus, tu ne me supportais plus, tu ne voulais plus. Je pouvais émettre une opinion, mais pas trop. Faut pas exagérer. Et tu sais moi, m’exprimer un peu, je ne sais pas faire. Je crie à pleins poumons, je pointe du doigt, j’accuse. Je ne me fatigue jamais, j’essaye de rendre ce qui me paraît à moi, justice. Ce qui me paraît à moi, essentiel à sauver. Notre amitié en faisait partie, tu sais, de l’essentiel. Mais toi tu as tourné le dos, une fois, deux fois, trois fois. Toi c’est trois personnes, en même temps, au même moment. Au pire moment, même. Trois personnes qui me connaissent pourtant si bien, peut-être trop, et qui n’ont pas voulu voir en moi ce que je voyais en elles.

Quand je te regarde, je vois un sac de bille. Je mets des billes “défauts” sur la table, je mets des billes “qualités”, je mélange le tout et je décide ensuite si le mélange me plaît, en sachant bien que si je prends les qualités, je prends aussi les défauts. Toi tu n’as voulu que les billes qui brillent. Alors maintenant je peux te le dire, je ne suis pas un jouet. Tu pars, tu reviens tu repars, tu reviens… Je ramasse les miettes. Mais l’affection au conditionnel j’ai donné, merci. Tu seras bien aimable de fermer la porte sans faire de bruit en partant.

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I’m not an easy person to deal with and I know it. You either love me or you hate me but there’s no in-between.

I couldn’t make a list of all my faults, because there are too many, but I know what my qualities are. Loyalty is one of them. Loving other people the way they are and not the way I want them to be, too. You used to say that you loved me for that. That it was one of the reasons we were friends. Because of all the energy I could put into defending the ones I love, or for my courage to defend my opinion no matter how hard the wind would blow in the opposite direction. You said I could make you angry, but you liked it. Even when times were tough, you used to put a hand on my shoulder, so that I’d know you were still on my side. Like a promise that nothing could change that.

And then, one day, you decided that I wasn’t good enough anymore, that you didn’t like me anymore, that you didn’t want to hear me anymore. I had the right to express my opinions but not too much… You know I can’t do that. I scream, I point fingers, I accuse and never get tired of it, because if I do it, it’s because I believe that  it’s the right thing to do. I want justice, and I want to fight for what is essential. Our friendship was. But you just turned your back on me, one time, two times, three times. That’s too many times. Three people, at the same time, at the worst time, actually. Three people I thought knew me so well, three people I really thought I could count on. Three people who never tried to see in me, what I saw in them.

When I look at you, I see a bag of marbles. I put the marbles on a table, I look at the “quality” marbles” and the “faulty” marbles, I mix them all, and I decide if I like it or not. Of course, I know that if I decide to like it, I’m gonna have to keep and take care of the “faulty” marbles as much as the “quality” ones. You just wanted to keep the shiny marbles. So now I can tell you that I am not a toy. You leave, you come back… But conditional friendship is definitively not my cup of tea. Please close the door silently while leaving again, old sport.